Prague : Voyage en République Tchèque



A trop espérer, on est (malheureusement) souvent déçu. Je ne saurais mieux décrire mon dernier séjour à Prague. Après quatre heures d’un court voyage en bus via Flixbus, les copains et moi avons finalement posé nos valises en République Tchèque. Un froid glacial et pas l’ombre d’une personne parlant anglais ! Complètement congelés, nous voilà perdus au milieu des (mignonnes, je dois l’avouer) rues tchèques. Arrivée laborieuse, sous un magnifique ciel bleu mais un vent et un froid transperçant, qui a perduré tout le reste du séjour. 

Ce n’est pas la faute de Prague en soi, il faut dire que je m’étais fait toute une montagne de ce périple après avoir lu l’Incroyable Légèreté de l’Être de Milan Kundera et forcément, l’attente n’était - comme toujours - pas à la hauteur de mes espérances. En bref et pour ne pas vous plomber le moral : Prague est vraiment trop « pays de l’Est » pour moi. J’avais l’impression d’être retombée au Moyen-Âge (j’exagère à peine) hormis pour le réseau ferroviaire qui m’a conquise, le fait qu’il y ait le Wifi à chaque arrêt et dans chaque wagon de Tramway m’a complètement transcendée (il m’en faut peu je sais). 

Mais en dehors de ça, les ruelles de la ville sont incroyablement complexes. On a cessé de se perdre pendant tout le séjour, et je peux vous dire que lorsque vous vous égarés, complètement bourrés à 4 heures du matin en sortant de boîte dans une ville tchèque dont vous ignorez les codes et la langue, ce n’est pas gagné d’avance pour retrouver votre chemin ! En outre, je m’étais réjouie à l’idée d’admirer quelques peintures de Klimt à la National Galerie de Prague mais évidemment… les oeuvres en question étaient temporairement indisponibles pour cause de rénovation en vue d’une future exposition à Chicago (j’ai toujours eu beaucoup de chance) !

Je vous rassure, on a quand même passé d’excellents moments en nous promenant dans la Vieille Ville, admirant l’Horloge Astronomique et la somptueuse Eglise St-Nicolas qui m’a laissée pantoise. En revanche, je vous conseille de laisser talons aiguilles et autres stilettos au placard si vous avez l’intention d’y cheminer, car là-bas ils ne connaissent rien d’autre que les pavés (très glissants quand mouillés).  Nous avons aussi pris le temps de traverser un des nombreux ponts pour aller visiter le château haut perché. D’en haut, la vue qui surplombe toute la ville est absolument incroyable. Un panorama à couper le souffle, qui vaut tout autant le détour que la légendaire basilique ! Sinon, je me suis aussi extasiée dans chaque rayon de la célèbre boutique de jouets Hamley’s (made in London) aka le paradis pour les petits et grands enfants et nous avons passé une incroyable soirée au Chapeau Rouge, un bar-club en centre-ville qui diffusait - par chance - un semblant de musique techno. On est loin, très loin de la folie berlinoise mais si vous passez par-là, je vous recommande vivement d’aller y faire un tour. 

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Expectations often lead to disappointment. I can’t find a better way to illustrate my last stay in Prague. After four hours travelling by bus via Flixbus, my friends and I finally arrived in the Czech Republic. The sky was blue but It was freezing cold, windy and… no one was speaking english. Here we are, completely frozen and desesperatly lost in the (cute, I must admit) streets !

But this is not all because of the city, the thing is I expected way to much of the trip after reading The Unbearable Lightness of Being, written by Milan Kundera, and as always, my expectations were too high. I don’t want to sound too negative but Praha is really too « East Europe » for me.  I felt like I was stuck in the last century, except for the railway network which, I must admit, is very modern. I don’t need much to be happy, the free Wifi at every tramway station, and inside every tram, is enough for me to be completely ecstatic !

Apart from that, the little streets are incredibly tricky. We kept loosing ourselves and let me tell you one thing : it’s far from easy to be completely lost when it’s 4am in the morning and you’re just getting out of a club - completely drunk. Besides, I was hoping to admire some of Klimt’s paintings at the National Gallery but, of course… those were nowhere to be seen due to renovation because of a future exhibition to be held in Chicago (how lucky am I?).

But do not worry, we still enjoyed some amazing times walking around the city, admiring the Old Astronomic Clock and the wonderful St’Nicolas Church with which I felt in love. By the way, I highly recommend you to leave your high heels home if you are willing to discover the city because there is nothing else than slippy pavements, especially when raining. We also took the time to visit the castle, on top of the city where you have a stunning view. The landscape is incredible, as well as the famous cathedral ! I also had a lot of fun in Hamley’s toys store (made in London), which is like heaven for every child and adult, and at the Chapeau Rouge, a nice club and bar in town where we could luckily listen to some techno music. Nothing compares to our crazy Berlin but if you ever have the chance to go there, don’t hesitate to go and party all night. This place is definitely worth the stay !

  


  


  


 


 


 


 


 


 


  


  


  


#MeToo ?

Photo : Bogo Vatovec 
Non, je ne vais pas vous raconter une énième histoire de harcèlement sexuel. Je crois que l’on en a tous lu, ou entendu, plus qu’on ne le voulait ces dernières semaines. Je suis forcément choquée, mais pas franchement surprise. Je connais peu de femmes qui n’ont pas subi la violence et la domination, non consentie, de la part de certains hommes. 

Moi aussi : Je me souviens de cette fois où, dans un bar avec mon petit-ami de l’époque, je me suis faite draguer par le mec d’à côté, pas gêné pour un sou que je sois accompagnée, et qui après que je lui ai poliment demandé de me fiche la paix, s’est octroyé le droit de m’attraper les fesses. Ma réaction ne s’est pas fait attendre, immédiate, presque instinctive : je lui ai explosé mon verre sur la figure, et encore un peu, c’est moi qu’on foutait dehors après ça. Je me souviens de ma maman agressée dans le métro, et la passivité des passants. Je me souviens de cette copine que j’ai accompagné chez les flics après qu’elle ait reçu les coups de son mec, je me souviens cette jeune fille complètement traumatisée après s’être fait violer. Je me souviens de tant et tant de sordides histoires que ça en devient écoeurant

Certains hommes abusent des femmes et de leur pouvoir, et je comprends leur révolte et leur colère, je comprends leur ras-le-bol et je les soutiens, mais je suis peinée de voir l’ampleur que prend toute cette histoire. C’est comme si il fallait désormais que toute femme soit victime, et tout homme son bourreau. Et quiconque oserait penser ou parler différemment serait immédiatement condamné bûcher (n’est-ce pas Catherine Deneuve?). 

Le problème, c’est que comme disait MLK, on ne chasse pas l’obscurité par l’obscurité, ni la haine par la haine : seuls l’amour et la lumière le peuvent. Alors, quand je lis tous ces témoignages et que j’en arrive presque à la conclusion que le mâle est toujours dominant; je me dépêche de rallumer une petite lueur d’espoir dans mon coeur et dans ma tête. Je me souviens de tous les hommes que j’ai connu et côtoyé tout au long de ma vie. D’abord, de la figure paternelle qui m’a élevée et puis tous ceux que j’ai connu et côtoyé tout au long de ma vie. Que ce soient mes potes qui m’ont toujours protégée comme leur petite soeur, ou de celui qui m’a appris le métier, et puis, plus tard, le premier à m’avoir appris que je pouvais être gentille et aimable. Celui grâce à qui j’ai enfin réussi à m’aimer, et puis celui qui a remis un sourire sur mon visage. Cet autre qui m’a réconciliée avec le sexe et puis celui qui m’a ré-appris à manger après tant d’années de TCA. Et tant d’autres. Au final, certains hommes m’ont fait souffrir, d’autres m’ont fait grandir et je ne peux que les remercier.  

C’est pour ça que je n’aime pas me décrire comme féministe ; je suis pronfondément humaniste. Le mal n’a ni sexe, ni genre. Il y a des hommes biens et d’autres qui ne le sont pas. Est-ce une question d’éducation ? Je remarque que depuis que je suis en Allemagne, je ne suis plus confrontée à ce harcèlement quotidien. Plus personne ne me siffle dans la rue, ni ne me traite de pute parce que je n’ai pas répondu à leur “vas-y mademoiselle t’es charmante”. Idem dans les bars : aucun mec ne m’a payé un verre attendant de fait que je rentre avec lui. Je marche dans la rue en jupe ou en short, sans crainte de me faire agresser ou violer. Je suis beaucoup plus libre qu’à Paris. Quand j’y pense, les allemands sont aussi les seuls à avoir gardé une femme à la tête de leur pays aussi longtemps. 

Peut-on dire que les allemands sont féministes, ou tout du moins qu’ils placent la femme à leur égal et les respectent ? Peut-être aussi parce qu’ils n’ont aucun problème à assumer leur sexualité débridée, sans être frustrés et qui dit frustration dit souvent pulsion. Les allemands sont pour le moins cash mais rarement violents, et n’ont pas franchement les mains balladeuses (en public, en tout cas). Jamais personne ne m’a touchée dans le métro ou dans le bus, vous allez me dire : ça ne fait que quelques mois. D’accord, mais à Paris ça m’était arrivé dès la première semaine. J’en arrive donc à la conclusion qu’il y a des hommes biens, et d’autres capables du pire. Mais ne faîtes pas payer aux uns, les erreurs des autres, en les mettant tous dans le même panier. Car s’il y a bien une chose dont je suis certaine, c’est celle-ci : les femmes sont toujours capables du meilleur.

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This is not another story about sexual harassment. I think we have all read and heard too much of it lately. Of course, I am shocked but unfortunately not so surprised. Most of the women I know have been sexually harassed by men.

Me too : I remember that time when I was in a bar with my ex boyfriend and a guy came and flirt with me, while I was politely asking him to leave me alone. Not ashamed by the fact that I was obviously not single, he gave himself the right to grab my ass. My reaction was immediate and instinctive : I just smashed my glass in his face, and they almost throw me out of the bar for that. I remember my mom being harassed in the subway - and everyone passiveness - and briging one of my friend to the police after her boyfriend beat her up. I remember that young troubled raped girl. I remember so many stories it makes me sick.

Some men do abuse women because they have the power, and I understand that their rage and anger, and I support them but I am sad to witness how far everything is going. It’s like, right now, every women has to be a victim and every men their persecutor. And they would burn anyone who think differently (right, Catherine Deveneuve ?).

The problem is, as MLK used to say : darkness cannot drive out darkness, nor hate drive out hate, only love and light can do that. So when I read all this stories, I can’t help myself but wonder : Is evil really masculine ? If I remember well, yes, some men hurted me but some others also help me grow and I thanks them for that. I remember my dad raising me, and all my friends protecting me as their own little sister. I remember the man who taught me how to work and the one who showed me love. The first one to show me I could be nice and lovable, and the other one who put a smile back in my face. That other one who reconcilie me with sex, and the one who helped me eat again, after so many years starving myself to death.

That’s maybe why I dislike calling myself a feminist, because I am deeply humanist. To me, evil has no sex or gender. There are men that are good, and some that are not. Is this a question of education ? I have noticed since I am in Germany, I am free from the daily harassment I was victim of in France. No one is whistling at me in the street anymore, or calling me a whore because i don’t answer when they ask for my number. No one here is buying you a drink expecting you to have sex with them. I could walk down the street with my tight skirt and mini short without fear. I feel much safer than in Paris. Think about it : Germany is the only country to have a woman at the head of their country for such a long time.

Are german feminists ? At least, they respect and consider women as their equal. Maybe because assuming their wild sexuality, without any frustration, prevents them from out of control pulsions ? For sur, german are very direct and straight to the point, but rarely have candering hands (at least, not in public). Never have I ever been touched in the bus or the subway, and you can say that it’s only because it’s a few months that I am here, but I remember in Paris, it happens the very first week.

At the end, I have come to the conclusion that there are definitely some good men, while some are capable of the worse. But don’t make the first one, pay for the others mistakes by putting them all in the same box. Because if there is one thing I am sure of : woman can do so much better.







Berlin : Funny Facts

Photo : Bogo Vatovec
Ne vous y méprenez pas, la vie à Berlin me réussit mille fois mieux que la routine parisienne. La Ville Grise est synonyme de liberté, légèreté et tolérance. Ce n’est rien de dire que les gens ici sont bien plus chaleureux et avenants que dans notre chère capitale française. Pour autant, les allemands ne sont pas toujours facile à suivre. Outre leur langue franchement ardue, leurs habitudes de vie sont parfois… pour le moins déroutant ! 

A commencer par le tristement célèbre « Anmeldung », connu comme le pire cauchemar de tout expatrié qui souhaite faire partie intégrante de la Deutschland. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’Anmeldung est un simple morceau de papier A4, délivré par l’administration allemande une fois votre enregistrement officialisé. Autrement dit, le St-Grââl sans lequel il vous est impossible de vivre légalement. Problème : pour obtenir l’Anmeldung il vous faut un logement, pour obtenir un logement il vous faut un travail et pour obtenir un travail il faut… l’Anmeldung ! Autant dire, le serpent qui se mord la queue. D’autant plus que sans cela, nombre de démarches vous sont interdites comme travailler, ouvrir un contrat chez n’importe quel fournisseur (internet ou électricité), louer une voiture, ou encore vous inscrire à la salle de sport. En fait, les seuls à n’avoir rien à carrer de votre Anmeldung ce sont les dealers de drogue et les videurs du Berghain (encore que). 

En parlant d’Internet, j’en viens presque à regretter ma connexion française ! Contrairement à ce que je pensais vue la très réputée organisation allemande, celle du réseau intranet est franchement chaotique. Je ne vous parle pas des démarches pour obtenir un contrat chez un fournisseur, ni des délais d’obtention de ladite connexion, mais bien de l’état du réseau ambiant, presque aussi difficile à capter que le système de l’Anmeldung. Ici, les cellulaires captent une fois tous les trente-six du mois hormis dans le métro où, Dieu soit loué, ils ont eu la bonne idée d’installer le Wifi dans chaque station du Ubahn. Le traffic ferroviaire est donc bel et bien celui qui fonctionne le mieux, pourtant Dieu merci, contrairement à Paris, tous les usagers n’ont pas le regard rivé sur leur smartphones. Les habitants sont loin d’être aussi addicts à leur portable que leurs confrères parisiens. D’ailleurs en soirée, personne ou presque ne sort son mobile étant donné qu’il est (quasiment partout) interdit de prendre des photos, en partie pour les raisons précédemment citées, mais pas que. Comme c’est bon de profiter du moment présent sans se soucier de poster des Stories sur Snapchat ! 

En parlant du métro, vous seriez surpris de voir qu’il n’y a aucun tourniquet à l’entrée des stations et que rien ne vous oblige à poinçonner votre ticket de métro. Le très moderne Navigo n’existe guère, ici on est encore à l’ère du papier que l’on valide bien sagement en début de mois. Un gain de temps considérable qui m’impressionne moins que l’honnêteté de tout ceux qui pourraient facilement frauder mais ne le font pas. Il faut dire que les contrôleurs sont bien moins repérables - et aimables - que nos confrères français. A Berlin, c’est mission impossible d’échapper aux contrôleurs en civil, qui ressemblent à s’y méprendre à des clochards enragés, et vous tombent dessus dès les portes des refermées. Vous voilà faits comme des rats !

Il faut dire qu’ici la règle première pour le bien-vivre en société c’est l’obéissance et la docilité. Je suis toujours épatée par la patience qu’ont les allemands à attendre systématiquement que le feu pour les piétons passent au vert pour traverser. En Allemagne, c’est péché de traverser au feu rouge que l’on soit à pied ou en vélo, qu’il neige ou qu’il vente : respect total pour la signalisation. D’après ce qu’on m’a dit, il n’est pas rare de se prendre une prune si l’on ose traverser sans y être autorisé. Dans les autres villes d’Allemagne, on se fait tout simplement insulter. Pour l’instant, je passe encore entre les mailles du filets, mais mon impatience légendaire finira bien par me perdre, je n’en doutes pas. 

Qu’on se le dise donc, la société allemande est savamment ficelée même si au départ et vu d’un point de vue extérieur cela peut sembler surprenant. Comme cette drôle de manie qu’ils ont de tout trier. Louable en soit, si je parvenais (enfin) à comprendre pourquoi on recycle les bouteilles de bières mais pas les bouteilles de vin - ou encore pourquoi les marques acceptée par les bennes diffèrent en fonction des supermarchés - et dans quelle poubelle jetés mes déchets. Choix cornélien quand que je fais face aux quatre bennes différentes, et que j’ai envie de demander l’avis du public façon Jean-Pierre Foucault dans Qui veut gagner des millions pour trancher. Jusqu’à présent, aucun de mes compatriotes allemands n’a compris la vanne. Il faut dire que le sens de l’humour n’est pas la première de leur qualité, à moins que ce soit le mien qui laisse à désirer ?

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Don’t misunderstand me, life in Berlin suits me better than my parisian routine. The Grey City is full of freedom, lightness and tolerance. Nothing compare to Paris, people here are way more welcoming and affable than most parisians. For all that, berliners also have their funny particularities which could seem as hard to understand as their language.  

Let’s start with the infamous Anmeldung, also known as the worst nightmare for every expats that are willing to be part of the great Deutschland. For those who don’t know, the Anmeldung is a simple piece of paper delivered by the german administration once you are officially registered. Without this Holy Grale, you can’t legally live here. The only problem is : to get it you need a place to stay, to find a place to stay you need a work, but to work you need… The Anmeldung ! In other words : the snake is bitting his own tail. Especially since without it, it’s impossible to work, get a contract with any internet or electricity supplier, rent a car or go to a fitness club. Actually, the only one who don’t give a shit about it are the drug dealers and the Berghain’ bouncers. 

Talking about Internet, I almost regret my french connection. Germany is known as a well-organized country but the quality of the network is clearly the exception to the rule. Not only do you have to wait for like forever before someone come to install it, but the service here is as hard to get as the Anmeldung. Actually, the only place where I have a perfect reception is… in the subway ! Thanks God, they had the brilliant idea to install the Wifi in every Ubahn station. The railway network is clearly better than in Paris, however all the users are not fastened on their smartphones. People here are not addicted to their mobile phone, especially since it’s forbidden to take pictures almost everywhere (bars, clubs and sometimes restaurants). What a pleasure to live in the present moment without caring about sharing Stories on Snapchat !  

One more thing about the subway, you would be surprise to see that there are not such things as the ticket barrier or the very modern pass Navigo. It is still paper era with the Monaskarte, a small piece of paper that you wisely validate every month. A time-saving trick that doesn’t impress me as much as people’s honesty : most of them could cheat but don’t do it. Is it a question of respect or is it because the ticket inspectors are inflexible ? I leave it up to you !

But you have to remember one thing : the first rule in Germany is obedience and docility. I am always quite shocked to see them all waiting for the light to turn green at the zebra crossing. No matter if it’s raining or snowing, they always respect the traffic signal. I’ve heard that you can even get a fine if you dare crossing without permission in Berlin and in other german cities people can just simply insult you ! For the moment, I still slip through the net but my time will come, I don’t doubt that. 

To conclude, let’s say german society is well-structured even if from an external point of view their habits could seem quite surprising sometimes. Like the fact that they separate their rubbish, which I could find pretty laudable if I could understand why they recycle beer bottles but not wine bottles, or why some Dumpster accept certain brands and other don’t. I still havent figure out in which of the four trash bins I should throw my rubbish away. I always want to Ask the Audience for advice like if I was playing Who wants to be a millionaire ? For the moment, I am the only one to laugh at my own joke but german people are not famous for their sense of humour. Unless mine is not bright enough ?








Photo : Bogo Vatovec