Le Grand Musée du Parfum



C'est au sein du splendide et raffiné hôtel particulier du 73 rue du Faubourg Saint-Honoré que le Grand Musée du Parfum a pris domicile. L'ancien siège de la Maison Christian-Lacroix s'est transformée en écrin de douceur et de vapeurs volubiles, pour le plus grand bonheur d'un public venu s'initier aux joies et l'art de la parfumerie. 

Le Grand Musée du Parfum propose un parcours en trois étapes ludiques et interactives qui raviront petits et grands. A commencer par une première approche historique mais très attractive, composée de légendes parfumées d'historiques love-story ainsi que d'un cabinet de curiosités et d'une jolie partie consacrée à l'essor de la parfumerie moderne. 

S'en suit une immersion sensorielle dans l'antre de la chimie des odeurs et des mystères de l'olfaction. L'occasion de découvrir à grands renforts de vidéos explicatives, les mystères de l'odorat avant de plonger au coeur d'odeurs variées dispatchées dans plusieurs ateliers rigolos. 

Entre basilic, pâte à tartiner, coca-cola ou encore tabac froid, cannabis voir boudoir libertin : il y en a pour tous les goûts ! Dommage toutefois que le fonctionnement de certaines installations soient parfois un peu aléatoire et que le monde rende quelques difficile l'accès aux activités proposées. 

Enfin, la troisième séquence du parfois est entièrement dédiée au travail des parfumeurs, depuis leurs matières premières jusqu'à l'explication du processus de création d'un parfum. Une salle plongée dans le noir fait aussi la part belle à une symphonie des parfums absolument splendide, qui à de quoi plonger le visiteur dans un état de quasi-béatitude - pour peu que la pièce ne soit pas trop bondée.

Pour finir : un tour par la splendide boutique et la vue sur le merveilleux jardin de l'hôtel particulier avant de quitter ce splendide lieu qui proposera différents ateliers et événements tout au long de l'année !

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Peut-on survivre à Paris sans Stan Smith ?


Trois ans après mon arrivée à Paris, je n'ai toujours pas cédé et je suis sans doute l'une des dernières parisiennes sans Stan Smith. Que ce soit au travail, en soirée ou en festival - et même pour bruncher -  l'uniforme est le même : rares sont les parisiens à ne pas posséder une paire de la célèbre Adidas dans son dressing. Plus la basket a du vécu et mieux c'est, alors même qu'on vit - paraît il - un martyr le temps de les faire (un bon mois, donc). Il faut savoir souffrir pour être branché...

Mais d'où vient donc l'engouement pour cette célèbre basket ? Si l'on en croit Google, au départ la basket blanche et verte avait surtout vocation à équiper les sports professionnels et notamment les tennisman. Aujourd'hui, on croise rarement un parisien raquette à la main pour aller taper quelques balles, alors que s'est-il passé depuis ? Au fil des années, la basket s'impose aux pieds de toutes les grands stars américaines. En 1990, le Guinness des records compte pas moins de 22 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Vingt ans plus tard, la marque annonce l'arrêt de la production de son best-seller et c'est le jackpot : les ventes explosent et la marque double son record.

Par un savant coup de marketing des millions de moutons se ruent sur les Stan Smith, qui sont passées des rayons sport aux rayons mode. Idéale pour cavaler, stressé, derrière les rames des métros, la basket s'impose jusqu'à l'overdose. Pourtant de rares parisiens font encore de la résistance et refusent de céder à la pression des citadins, quittent à s'attirer les foudres de leurs congénères. Mais comment fait-on, pour survivre à Paris sans Stan Smith ?

Rassurez-vous, c'est possible : si si, je vous jure ! Je reconnais qu'arpenter les allées haussmanniennes de la ville perchée sur 10 centimètres de talons est mal aisé, en revanche il y a des alternatives possibles : une bonne paire de Converse, des compensées signées Isabel Marrant voir des Nike flashy. L'hiver, je ne saurai me passer de mes Ugg, même si les parisiennes crieront au sacrilège, je refuse de mourir de froid dans une paire de pompe à 3 bandes,  même pas apparentes. 

Allez : Un peu d'imagination les girls ! Aucune modeuse ne s'est jamais démarquée en faisant comme les autres. C'est peut-être ça mon problème dans le fond : refuser de faire comme tout le monde ? N'est pas parisien qui veut mais qui ne veut pas l'être, y arrive plutôt bien...

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Expo : Balenciaga au Musée Bourdelle



Le Musée Bourdelle rend hommage à l'oeuvre au noir de Cristobal Balenciaga en exposant plus d'une centaine de pièces du grand couturier. 

La mode et la sculpture se mêlent au milieu du musée-atelier et des appartements du célèbre sculpteur. Du grand hall des plâtres jusqu'à l'extension contemporaine de Portzamparc, les robes ainsi que des archives personnelles du génie de la mode espagnole se superposent aux marbres, moulages et autres peintures de Bourdelle. Une association détonante de beauté qui ne laisse aucun visiteur indifférent. 

Au bronze et aux plâtres se succèdent les incroyables pièces de coutures imaginées par Balenciaga. Des robes rehaussées de dentelle, une cape réinventée en manteau mais aussi des pièces de jour, des robes du soir doublés en taffetas de soie, bordés de franges ou orne de rubans de satin, sans oublier de somptueux accessoires : chapeaux, toque et autres merveilles. 
  
Des lignes toujours épurées aux coupes parfaitement soignées, la mode se décline en subtils teintes de noir, cette non couleur qui domine l'oeuvre grandiose de l'artiste, qui n'en reste pas moins lumineuse d'élégance. L'exposition se tient jusqu'au 16 juillet prochain, pensez à réserver votre billet à l'avance car la foule se presse dans le 15e arrondissement de la capitale pour venir la découvrir.

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Look : Du Cuir et Des Lacets


Pull Forever 21 - Jupe Zara - Bottines Ash - Sac Chanel 

Photos par le talentueux Makhtar The Great









Berlin : Du Bist So Wunderbar


Il n'y a qu'à Berlin que je ne crains pas la météo pourrie. Il y a quelque chose dans cette ville qui vous fait oublier la pluie et les températures glaciales. Le petit chat qui déteste être trempé que je suis a bravé la tempête pour s'aventurer dans les dédales berlinois avec joie : comme quoi, tout arrive ! 

Cette fois, j'ai pris le temps de visiter et de me cultiver un peu en allant visiter le Palais du Reichstag (l'assemblée du Reich) qui abrite à nouveau le Budenstag (l'assemblée parlementaire). A savoir qu'il faut planifier sa visite en ligne avant de s'y pointer en montrant patte blanche. Un coup d'oeil qui vaut le détour ne serait-ce que pour la vue sublime depuis le haut du dome qui offre un panorama incroyable sur toute cette ville que j'aime tant. Avec l'audio-guide, l'ascension jusqu'en haut du dome vous permettra de découvrir les différents bâtiments phares de Berlin et, avec un peu de chance en fonction du jour et de l'heure de votre visite vous aurez peut-être la chance de voir les députés siéger à vos pieds puisque le Parlement est installé juste en-dessous, dans une volonté de transparence des parlementaires qui travaille pour l'ensemble de la société (à méditer pour certains).

Après être passé pour la 35e fois sous la Porte de Brandebourg - dont je ne me laisse toujours pas - je me suis aventurée près du Mémorial de l'Holocauste sous une pluie battante. L'atmosphère était au calme et au recueillement contrairement à certains articles de presse qui laissent entendre que les touristes du monde entier viennent pour s'y amuser. J'ai trouvé qu'il y avait au contraire beaucoup de respect dans ce haut lieu qui rend hommage aux juifs assassinés d'Europe. La seconde guerre mondiale étant une période de l'Histoire qui m'a toujours fascinée, je me suis enfin décidée à aller au camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen à 30 km de Berlin. J'y suis partie le coeur léger mais en suis revenue complètement bouleversée, forcément.

Il n'y a pas de mot assez fort pour décrire l'atmosphère qui se dégage de ce camp qui n'est pourtant "qu'un camp de concentration" et non pas un "camp de la mort" comme Auschwitz pourtant, c'est comme si les murs, les arbres, la terre, absolument tout ce qui compose ce lieu d'horreur s'étaient empreints de l'abomination dont les nazis ont fait preuve sur place. Les témoignages et récits de survivants associés à l'horreur des fausses communes, des baraquements de prisonniers sans oublier l'infirmerie ou l'ancien crématorium finissent de vous achever. Rien que d'y repenser, j'en ai à nouveau les larmes yeux et la chair de poule. Si l'on nous enseignait pas ce qu'il s'est passé, on aurait dû mal à croire que des êtres humains aient pu faire ça à d'autres êtres humains. Une abomination sans nom à laquelle on devrait tous être un jour confronter ne serait-ce que pour le devoir de mémoire et nous rappeler que le pire n'est finalement jamais si loin.

Et pour finir sur une note moins glaçante, j'ai aussi eu l'occasion d'aller découvrir la "banlieue" de Postdam, en périphérie de Berlin. Une ville à taille humaine qui ressemble à un charmant petit visage médiéval ! Je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter les châteaux et autres hauts-lieux touristiques mais nul doute que je finirai bien par revenir m'y aventurer à l'occasion !

Le Reichstag et alentours :



 




 




Memorial de la Soah :

 

Camp de concentration d'Oranienburg :










Postdam :

 

 

Berlin :

 

 




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