Peut-on survivre à Paris sans Stan Smith ?


Trois ans après mon arrivée à Paris, je n'ai toujours pas cédé et je suis sans doute l'une des dernières parisiennes sans Stan Smith. Que ce soit au travail, en soirée ou en festival - et même pour bruncher -  l'uniforme est le même : rares sont les parisiens à ne pas posséder une paire de la célèbre Adidas dans son dressing. Plus la basket a du vécu et mieux c'est, alors même qu'on vit - paraît il - un martyr le temps de les faire (un bon mois, donc). Il faut savoir souffrir pour être branché...

Mais d'où vient donc l'engouement pour cette célèbre basket ? Si l'on en croit Google, au départ la basket blanche et verte avait surtout vocation à équiper les sports professionnels et notamment les tennisman. Aujourd'hui, on croise rarement un parisien raquette à la main pour aller taper quelques balles, alors que s'est-il passé depuis ? Au fil des années, la basket s'impose aux pieds de toutes les grands stars américaines. En 1990, le Guinness des records compte pas moins de 22 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Vingt ans plus tard, la marque annonce l'arrêt de la production de son best-seller et c'est le jackpot : les ventes explosent et la marque double son record.

Par un savant coup de marketing des millions de moutons se ruent sur les Stan Smith, qui sont passées des rayons sport aux rayons mode. Idéale pour cavaler, stressé, derrière les rames des métros, la basket s'impose jusqu'à l'overdose. Pourtant de rares parisiens font encore de la résistance et refusent de céder à la pression des citadins, quittent à s'attirer les foudres de leurs congénères. Mais comment fait-on, pour survivre à Paris sans Stan Smith ?

Rassurez-vous, c'est possible : si si, je vous jure ! Je reconnais qu'arpenter les allées haussmanniennes de la ville perchée sur 10 centimètres de talons est mal aisé, en revanche il y a des alternatives possibles : une bonne paire de Converse, des compensées signées Isabel Marrant voir des Nike flashy. L'hiver, je ne saurai me passer de mes Ugg, même si les parisiennes crieront au sacrilège, je refuse de mourir de froid dans une paire de pompe à 3 bandes,  même pas apparentes. 

Allez : Un peu d'imagination les girls ! Aucune modeuse ne s'est jamais démarquée en faisant comme les autres. C'est peut-être ça mon problème dans le fond : refuser de faire comme tout le monde ? N'est pas parisien qui veut mais qui ne veut pas l'être, y arrive plutôt bien...

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