Art of Banksy à Berlin : L'expo Controverse



Après Antwerp, Istanbul ou encore Amsterdam et Melbourne, The Art of Banksy s'exporte à Berlin. L'ancien agent et ami du roi du street-art, le collectionneur Steve Lazarides, expose (mais sans le consentement de l'artiste à priori) 80 pièces, des plus emblématiques et incontournables à d'autres moins connues. 

L'emplacement est judicieusement choisi puisque c'est entre le Memorial de Berlin et la Tour de Brandebourg que le grand public est invité à venir découvrir le travail du peintre et graffeur, dont la véritable identité demeure toujours un grand mystère (à tel point que certains fans sont allés jusqu'à imaginer que ce soit Robert Del Naja, un membre des Massive Attack, qui se cache derrière, une théorie depuis réfutée par le leader du groupe). Impossible donc pour les touristes de rater le coche, et passer à côté de la cultissime Fille au Ballon Rouge. 

Ce qui explique, en partie, que l'exposition puisse faire polémique. Banksy, qui combine les techniques de Warhol et l'oeuvre in situ pour faire passer ses messages libertaire, antimilitariste, anticapitaliste et antisystème, apprécierait-il vraiment de voir son oeuvre commercialisée de la sorte ?Doit-on payer (17,5 euros l'entrée) pour s'extasier devant un art de rue dont la qualité première est d'être offert au public sans contrepartie aucune ?

La question fait débat, mais toujours est-il que l'exposition vaut le détour (selon moi) puisqu'elle détaille avec minutie le travail de Banksy, dont la carrière et la côte n'a cessé d'exploser depuis les années 2000. L'occasion d'apprendre, par exemple, que celui qui graffe habituellement les murs de Londres, New York et même Gaza (en Palestine) est aussi peintre, sculpteur et réalisateur (à priori originaire d'Angleterre), et s'est amusé à détourner le disque de Paris Hilton avant de s'attaquer à Kate Moss (on a les icônes qu'on mérite).  

Sans rentrer dans la controverse, je vous laisse vous faire votre propre avis sur la question avec quelques photos de l'expo. Si vous souhaitez acquérir des oeuvre de Banksy - qui se vendent aujourd'hui quelques centaines de milliers d'euros, voir un bon million dans des salles d'enchères réputées - vous pouvez toujours voir directement avec le curateur de l'exposition, ou faire un saut à la boutique souvenir de l'échoppe ;)

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Nouveau Départ : La Thérapie par le Vide


Photo :
 Benoît Tourrier

Alors que mon départ pour une nouvelle vie approche, me voilà en train de boucler mes cartons. Premier constat : je ne veux rien garder de ma "vie d'avant". Inconsciemment, je me suis surprise à jeter toutes les (trop nombreuses) babioles que j'ai accumulées ces dernières années. Quand j'ai quitté Montpellier, c'était le coeur gros et les valises pleines. Pleines de beaucoup de choses encombrantes. J'ai stocké l'équivalent d'une trentaine de cartons dans mon nouvel appartement parisien, deux fois plus petit que l'ancien. Pas étonnant que j'ai rapidement eu l'impression d'étouffer.

Tout un tas de fringues, de paire de chaussures et de bijoux, de sacs à mains que j'ai peu (voir pas du tout) porté ou utilisé - certains avaient même encore leurs étiquettes accrochés dessus - de cadeaux qui n'ont jamais servis, mais que je gardais "au cas où". Au cas où quoi, au juste ? Au cas où j'ai l'illumination subite de déterrer une fringue de son portant, dont elle n'avait pas bougé depuis trois ans, pour lui donner l'occasion de voir la lumière du jour après tout ce temps ? Cette multitude d'affaires, que j'ai acheté de manière compulsive, puis collectionné, comme pour remplir un vide, avec le faux espoir, et l'illusion un peu naïve, que cela me rendrait heureuse...

Trois ans plus tard, je me retrouve à faire le tri dans mon petit appartement pour me délester du superflu et partir la plus légère possible vers d'autres aventures, et je me suis rendue compte d'une chose : je n'ai absolument pas besoin de tout ce fatras inutile. J'ai plus de fringues que de jours dans l'année pour les porter, et j'ai décidé de tout jeter, comme ça, sans réfléchir. Comme une pulsion, un instinct de survie. Aujourd'hui, j'ai plus de cartons à la poubelle qu'à ramener chez moi. J'ai fait le tri par le vide pour me recentrer sur moi-même, sur l'essentiel.

De ces trois ans à Paris, je ne garde que quatre gros cartons de livres. Ces bouquins dont je ne me séparerais pour rien au monde, et dont j'ai une copie de mes passages préférés sur mon ordinateur, iront rejoindre l'impressionnante bibliothèque que gardent mes parents. Deux cartons de fringues, deux autres de chaussures et un, plus gros, d'affaires personnelles : les photos, les lettres d'amour, les cartes de mes proches, les petits mots qu'on avait l'habitude de s'échanger. Des souvenirs d'une valeur inestimable, c'est ça que je veux garder. Quelques bijoux que je tiens de ma mère et certains fétiches dont je ne peux me séparer; mon disque dur externe, qui contient toute ma vie, mon bouquin en préparation ainsi que tout ce que j'ai précédemment écrit.

Je me suis délestée de mon passé, trop lourd à porter, pour une vie nouvelle que j'espère sincèrement meilleure. Des projets pleins la tête et tout ce qu'il faut pour les réaliser : ma plume et mon appareil photo sous le bras, les souvenirs de mes proches sans qui je ne serai rien, et quelques bouquins qui me restent encore à dévorer. Ainsi qu'une grande valise dont le contenu a été trié au peigne fin, et avec laquelle j'espère tenir au moins quelques semaines une fois sur place. 

Pourtant avec le même contenu il y a trois ans, je crois que je n'aurai pas tenu trois jours.  Débarrassée de tous ses artifices dont j'ai tant usé pendant tellement d'années, comme pour me cacher derrière les apparences, force est de constater que j'ai grandi. J'ai cessé d'être celle que j'étais, pour devenir celle que je suis. Tu serais fière de moi, si tu me voyais aujourd'hui, toi qui m'a tout appris...

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Medusa : L'expo bijou du musée d'Art Moderne



On en a pris plein les yeux en allant visiter le week-end dernier, l'exposition Medusa qui se tient actuellement au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris. Au programme, ce sont plus de 400 bijoux qui sont exposés dans plusieurs salles de l'établissement du seizième arrondissement de la capitale.

Une exposition collective et transversale qui reprend le travail de plusieurs artistes, depuis la grande maison Cartier jusqu'à des bijoutiers d'avant-garde et autres designers comme René Lalique ou Tony Duquette. Bagues, bijoux, robes et tenues ou encore petit sac à main, il y en a pour tous les goûts, aussi bien féminins que masculins, antiques ou modernes, classiques ou encore futuristes. Depuis le gant de Michael Jackson jusqu'à la Palme d'Or de Cannes.

L'exposition, qui prend une bonne heure à visiter, s'articule autour de quatre thèmes : l'identité, la valeur, le corps et le rite et reprend les a priori souvent négatifs qui entourent les bijoux, pour mieux les déconstruire et révéler la force subversive qui sous-tend ces parures.

Seul petit bémol, la fameuse bouche en strass et perles que l'on a peiné à retrouver parmi toutes les pièces - en fait on est carrément passé à côté - et le manque d'explications ou d'indications sur certaines oeuvres, qui risque de laisser un peu le visiteur sur sa faim.

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