Not Good Enough ?

Photo et MUA : Pat Valenti 
"Pas à la hauteur". Je ne sais pas combien de fois dans une vie, on s'entend répéter cette même phrase assassine. "Peut mieux faire". A l'école puis à l'université et au travail, quand ce n'est pas la société qui s'y met voir nos amis, pire nos parents. A tel point que l'on finit par y croire (?). 

Je ne compte plus le nombre de mes copines qui ont fini par s'en persuader, ni le nombre de femmes qui ne se trouveront jamais assez "parfaites" par rapport aux diktats que la société tente de nous imposer. Et je ne fais pas exception à la règle. Quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise ou quoi que l'on tente, c'est rarement "assez bien". Et je ne parle pas seulement du jugement des autres, celui que l'on émet à son propre égard est parfois bien pire que celui de nos voisins.

C'est la nuit surtout, tapies dans mon lit, que mes angoisses ressurgissent. Quand j'ai du mal à plonger dans les bras de Morphée, je me mets à penser - rarement au meilleur - et que je finis par m'enfoncer toute seule. En boucle dans ma tête tournent les pensées les plus abjectes à mon égard : je ne vais jamais y arriver, quelle idée d'avoir tout plaqué, personne ne t'aimera jamais, tu n'arriveras à rien dans la vie, mais qu'est-ce que tu fais de ton quotidien, quand est-ce que tu vas bouger ton gros cul ect. 

Après une nuit comme celle-ci, difficile de se réveiller de bonne humeur. Et en les accumulant, on finit vite par sombrer dans une profonde détresse. L'arrivée de l'hiver n'aidant pas, si l'on ne réagit pas à temps, on a vite fait de se laisser miner le moral définitivement. Parce que j'ai l'impression que nous les femmes, on aime bien se mettre tout le poids de la planète sur les épaules. Qu'on ne se trouve jamais assez bien pour quelqu'un, ou jamais assez rapide dans notre carrière et jamais assez responsable pour nos enfants. Est-ce que l'on est au moins aussi mince que les filles des magazines, ou aussi sympa que nos copines ?  Et pourquoi est-ce qu'on se met toujours autant la pression, d'ailleurs ? Est-ce qu'on aurait pas le droit nous aussi de nous laisser le temps de vivre

Sans nous comparer aux autres, sans nous accabler de reproches. En constatant jour après jour les progrès que l'on fait - même si ce ne sont pas toujours ceux que voudraient nous imposer la bienséance - pour continuer d'avancer. Plutôt que de souligner à l'encre rouge tous mes "mauvais points", j'ai décidé de compter "les bons": Les traits de mon caractère qui font ma différence, et dont on devrait tous être fier, les embuches rencontrées sur mon parcours divergeant, et qui m'ont permise d'apprendre bien plus que sur les bancs de l'école, ainsi que tous les changements personnels que j'ai été capable de faire, même si l'on ne peut pas les quantifier sur un bulletin de salaire. 

Je ne bosse plus jour et nuit, weekend et jours fériés, mais je travaille chaque jour un peu plus à devenir celle que je suis. Et on ne devrait jamais laisser personne - y compris nous même - nous culpabiliser et nous mettre la pression. Oui, j'ai fait des erreurs et non, je ne suis pas parfaite. Mais la seule hauteur que j'essaierai de viser désormais : c'est la mienne.

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"Not good enough". How many times in a lifetime do we hear that same old shit ? "Can do better". School, college and work when it’s not society or friends - even worse : parents. Heard it so much you actually start to believe  it ? Let’s not talk about how many women are convinced that they will never be "enough" considering the tyrannie of perfection that society is trying to sell us. I am no exception. Whatever we do, whatever we say or whatever we try, it’s rarely satisfactory. And I am not only talking about others’ opinions. We are frequently our own worst enemy.

When I lay in bed at night, anxiety hits me hard. I struggle to sleep so I think, and it’s usually not for the best. The thing is : the more I think, the less I know, the more I drown. "I will never succeed. What a stupid idea to ditch everything to move here ! Why don’t you move your big fat ass and do something with your life ?" After such dreadful thoughts, how can one feels comfortable with one’s life ? Especially because us women love to carry the weight of the world on our shoulders.

Will we ever be equal to men, responsible enough for our children or as fit as that girl on the cover of a magazine ? And by the way, why are we even pressuring ourselves like that ? Don’t we have the right to enjoy life the way we want to ? Without blaming ourselves or comparing oneself to another for everything we do, except the progress we make daily, step by step.


Instead of pointing all my "wrongs" I have decided to underline all my "rights" : the parts of me that are different - and that I should be proud of - the obstacles I’ve encountered and overcome in my divergent path - and teach me more than teachers at school - and every personal changes I’ve made, even thought they wouldn’t weight as much on a pay slip. I’m not at the office day and night anymore but I am working more and more within myself. And we should never let anyone, including ourselves, drag us down. I make mistakes and I may not be perfect but I would never let anyone make me believe I am not on top of my game. From now on, I’m only going to be as good as I AM.




Berlin : Urban Nation, le nouveau temple d'art urbain


C'est à l'occasion de la semaine de l'art à qu'a vu le jour un nouveau centre d'art urbain et contemporain à Berlin. J'ai esquivé le week-end d'inauguration - qui à en croire toutes les posts publiés sur les réseaux sociaux était l'événement à ne pas manquer - pour venir le découvrir la semaine suivante, au calme. 

Sur deux étages dans le quartier de Schöneberg, la team d'Urban Nation a transformé un bâtiment d'époque en un véritable musée moderne et novateur. Dans la foulée de l'Art42 à Paris, plus de 100 artistes urbains sont exposés, depuis Banksy, en passant par Shepard Fairey (qui a travaillé sur l'affiche de Barck Obama),  sans oublier 3D (leader du groupe Massive Attack), ou encore le parisien Blek le Rat. L'entrée est gratuite, garantissant l'accès à tout ceux que cela intéresse, sans distinction de classe sociale, de culture ni d'horizon. Un espace où l'art ne connaît pas de frontières. 

L'occasion pour le grand public de venir y découvrir une multitude d'oeuvres d'art - peinture, sculptures et autres installations - toute en détente et liberté. J'ai été subjuguée par les pièces exposées, qui abordent des thèmes actuels avec humour et imagination, déconcertantes parfois mais jamais sans talent ni génie. 

L'Urban Nation Museum ramène l'art au coin de la rue : aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur puisque les artistes se sont aussi attaqués aux murs du voisinage qu'ils ont repeint pour l'occasion et transformés en oeuvre d'art grandeur nature. Une véritable galerie à ciel ouvert à ne pas manquer lors de votre passage dans la capitale allemande !

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Berlin : Trop parfait pour être vrai ?

Credit Photo : Kevin Schulzbus

Tout va très vite à Berlin, les journées défilent à toute allure et les soirées en un clin d’oeil. Il en va de même pour la vie sociale et « sentimentale ». Je ne crois pas m’être autant amusée depuis mes années étudiantes à Montpellier, mais les berlinois feraient presque passer les connards parisiens pour des anges. Autant les choses à Paris pouvaient être relativement simples - soit vous tombiez sur un type sympa mais barbant, soit sur un mec fun mais la plupart du temps infidèle - ici, ils prennent tout leur temps… pour vous faire tourner en bourrique ! 

Contrairement à la capitale française, ici pas besoin d’une application mobile pour découvrir de nouvelles têtes. Chaque jour est l’opportunité d’une nouvelle rencontre. Les gens étant assez ouverts et directs, ils n’ont pas besoin de s’embarrasser à swiper de gauche à droite. Vous pouvez donc rencontrer n’importe qui n’importe où : dans les allés du supermarkt, en attendant le prochain métro, au détour d’une bière dans un bar, en club ou dans un parc. Toutes les occasions sont bonnes à prendre, surtout que les allemands sont « very cute ». 

En revanche, mieux vaut ne pas trop s’attendre à grand chose pour éviter les déceptions. Les berlinois sont un peu particuliers, il n’est donc pas rare que vous attendiez deux ou trois jours pour avoir une réponse à un message, qui apparaît pourtant comme « lu » sur WhatsApp. Que se passe-t-il pendant ce laps de temps ? Un simple verre qui dégénère en folle soirée, débouche sur un after puis deux jours de ramasse… Mieux vaut donc être patient ! 

Le mec qui met trois jours à se remettre de sa soirée n’est sans doute pas le pire… Vient celui qui vous a caché son (ex) copine dégénérée, qui va vous faire baver des ronds de chapeau de vous être approchée de trop près de son bien-aimée, ou encore le phobique de l’engagement qui passe son temps à vous répéter qu’il ne veut surtout pas être en couple, ou alors avec une autre que vous. Je ne vous parle pas non plus des couples qui cherchent leur troisième roue du carrosse, de ceux qui ont des problèmes avec la drogue - ce qui est monnaie courante à Berlin - ou des soi-disants « potes » qui essaient de vous sauter dessus dès que l’occasion se présente. Friend zone, you know ?

Et puis, il y a aussi le mec qui a l’air bien sous tous rapports : physique de rêve, bon boulot et belle situation, pas de copine tarée à l’horizon, qui fait du yoga et de la méditation. Trop parfait pour être vrai ? A force, c’est ce à quoi vous finissez par penser… Dans le mille : l’homme avait l’air beaucoup trop bien pour l’être réellement. Après quelques soirées, force est de constater qu’il a quelques problèmes de libido, qui semblent insurmontables sur le long terme, même si selon ses dires certaines s’en sont accommodées pendant plusieurs années. 

Un bon conseil : surtout, n’attendez rien de personne, armez-vous de patience et prenez le parti d’en rire. Heureusement que je suis entourée de proches amis avec qui je peux rigoler de tout, et partager nos folles aventures autour d’une bouteille de Berliner Luft, car la love life berlinoise n’en finit pas de nous surprendre de jour en jour. S’il semblerait que l’amour soit comme le soleil à Berlin (c’est à dire inexistant) je garde en tête que personne n’est parfait, et moi la première : c’est qu’à force on aurait vite fait de devenir cinglé que les autres, puisqu’ici, tout le monde l’est un peu. Ca serait mentir que de dire qu’on n’est pas venu pour ça… Et je ne désespère pas de finir par rencontrer la parfaite imperfection qui saura combler mes travers de française dégénérée. Après tout, on n’est à l’abri de rien ici, et surtout pas d'une belle surprise, croyez moi !

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