Crise d'angoisse, insomnie : Remèdes au naturel


Photo : Benoit Tourrier

J'ai remarqué qu'aborder le sujet des crises d'angoisse est toujours un peu délicat. Ceux qui n'en souffrent pas ont parfois tendance à penser qu'on le fait exprès, qu'on simule ou, pire encore, qu'on cherche à se victimiser. La première chose à faire, c'est de se déculpabiliser et de se dire que ce n'est pas grave en soi, on est tous différents et chacun réagit à sa manière face au stress. 

J'ai toujours été d'un naturel angoissé, je crois, mais quand je me suis installé à Paris, la situation s'est aggravée. La nuit, je ne dormais plus, j'avais la sensation d'étouffer et que la pièce allait se refermer sur moi et m'engloutir. La journée, je sentais parfois la panique grimper en moi et les larmes m'envahir sans que je maîtrise quoi que ce soit, puis c'était mon souffle qui se coupait et je tombais dans les pommes. Un véritable cauchemar, auquel mon médecin a mis un terme en me prescrivant des anxiolytiques, peu viable sur le long terme. 

Alors, j'ai cherché d'autres solutions plus naturelles pour en venir à bout. La première chose à faire c'est d'essayer de comprendre ce qui nous angoisse, tenter d'y remédier si possible, ou trouver un moyen de faire autrement. Ou alors : y faire face, par exemple se lancer dans un de nos bons jours le défi d'affronter une situation qui nous stresse. On peut aussi le faire à deux, c'est plus facile et une fois que c'est fait, on n'est moins angoissé à l'idée de recommencer !

Mais pour relever ses petits défis personnels, encore faut-il avoir les idées au clair. Pour ça, rien de mieux qu'un traitement de fond ! Et ça commence bien souvent par l'alimentation : avant j'étais tellement stressée que je mangeais énormément de sucre, or c'est prouvé, cela pousse aux crises d'angoisse. Moins de sucre, d'alcool, de café et cigarettes (voir plus du tout), c'est déjà le début du bonheur. Et quand on s'y intéresse on se rend compte que de nombreux aliments peuvent jouer le rôle de "médicaments" naturels pour notre corps (cf Hippocrate).

En parallèle, j'ai aussi opté pour plusieurs compléments alimentaires comme des vitamines, des omégas 3 ou encore du magnésium et du zinc (très bon pour calmer le stress) ainsi que la tryptophane (l'acide aminé précurseur métabolique de la mélatonine alias la molécule du sommeil). Le soir, j'ai toujours du mal à dormir mais plutôt que des somnifères, j'achète des gélules de mélatonine en pharmacie, c'est complètement naturel puisque c'est l'hormone du sommeil, que je couple parfois avec de la passiflore pour plus d'efficacité. 

Pour venir à bout de mes insomnies, je me suis aussi tournée vers la méditation que j'ai découverte à travers le sport et le yoga. Quand je suis vraiment très inquiète, je n'hésite pas à écouter les méditations de Deepak Chopra (ou d'autres, il y en a plein sur le net), qui apaise l'esprit et donc le corps. Un autre bon moyen de trouver le sommeil c'est d'apprivoiser ses rêves. J'ai découvert l'apprentissage des rêves lucides et j'entraîne à m'endormir "consciemment". De maîtriser ses rêves rend le sommeil moins angoissant, presque ludique, et je ne fais plus d' insomnie !

Quant aux crises d'angoisses, elles n'ont pas complètement disparues, ça serait utopique de dire ça mais j'ai appris à les gérer. Je sais reconnaître quand elles arrivent et j'essaie de les canaliser en me concentrant sur ma respiration et en faisant de l'auto-suggestion positive plutôt que céder à la panique. Reprendre le contrôle sur l'esprit pour que le corps ne se laisse plus emporter et dévorer par l'angoisse, mais en ressorte au contraire plus fort et grandi d'avoir su affronter la tempête sans faillir.




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Expo Paris : Jade au musée des arts asiatiques



Décevant. Je n'ai pas d'autres mots pour qualifier l'exposition qui se tient actuellement au musée Guimet, le musée des arts asiatiques. A sa décharge, ce n'est pas non plus la culture qui m'intéresse ou m'émeut le plus, ce qui explique sans doute mon manque d'enthousiasme. Mais pas que. 

L'exposition consacrée à cette pierre précieuse est assez riche, en termes d'objets et oeuvres d'art exposés, mais relativement courte. Elle nous laisse sur sa fin. Elle retrace en grande partie l'histoire de ce matériau aux multiples facettes, depuis les empereurs de Chine jusqu'à son usage actuel, mais la part belle est surtout faite à son histoire ancienne. Comment ce métal précieux, qui fascine la bourgeoisie chinoise, est taillé, travaillé puis utilisé.

De vieilles antiquités en veux-tu, en voilà en revanche il n'y a qu'un tout petit espace qui présente quelques jolies pièces, actuelles et plus ou moins modernes, faite à partir du jade. D'où ma déception alors que la maison Cartier promet pourtant d'exposer quelques belles pièces de hautes joaillerie. Deux trois photos, quelques bijoux et, certes, un gigantesque paravant de laque de Coromandel, produit sous le règne de l'empereur Kangxi. Rien de très fou. 

Mais encore une fois, je ne suis pas objective car l'art asiatique, ce n'est franchement pas ma tasse de thé. Vous pouvez toujours vous faire votre propre avis en visitant l'exposition qui se tient jusqu'au 16 janvier prochain au musée Guimet, 6 place d'Iena, dans le 16e arrondissement de la capitale. 

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Exposition permanente du musée des arts asiatiques :

 

 

 

 



 

Berlinstagram



Berlin : Plus je connais cette ville et plus elle m'émerveille. J'ai l'impression que je ne me lasserai jamais de ses immenses allées pavées et de l'imposante TV Tower qui domine la ville. A chaque coin de rue, au moindre détour, c'est la garantie d'en prendre plein la vue. Un rien m'émerveille et, moi qui ai toujours craint les températures hivernales, je me surprends à rêver de passer l'hiver là-bas, sous la neige... Que m'arrive-t-il ?

Sans doute certains lieus nous ramènent-ils à ce qu'il y a au plus profond de nous. Peut-être comme certaines relations peuvent nous faire grandir - ou à l'inverse nous détruire - les villes sont capables d'avoir le même impact. Beaucoup me disent que je suis tombé amoureuse d'un contexte, plus que d'un endroit. Que j'aime davantage les gens que j'y ai rencontré ou les choses que j'y ai faite, que j'assouvis une soif d'aventure... Pourtant, plus j'y retourne et plus j'y pense : ce n'est pas tant de la ville que je suis tombée amoureuse, ni des autres, mais plutôt de moi là-bas. Une renaissance, quand on a passé tant de temps à se détester. 

Comme si l'énergie qui s'en dégageait et l'air qui y régnait me poussait à être meilleure. La meilleure version de moi-même. Chose que je ne retrouve pas à Paris, et ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. Je crois que c'est quelque chose qui ne s'explique pas, ou en tout cas pas de manière rationnelle. Puisque c'est un sentiment qui prend aux tripes et qui se passe de mots. Comme si quelque chose au plus profond de nous, ce petit être enfoui, tapi bien au fond de notre âme, venait à se réveiller. Et alors... tout s'impose comme une évidence. 

Un jour, quelqu'un que j'aime m'a dit : "Aucun rêve n'est trop grand, aucun rêveur n'est trop petit". Pour peu que l'on se fie à notre instinct et que l'on suive le chemin que l'univers a tracé pour nous, alors plus rien n'est impossible. En parlant de chemin, il n'y a que là-bas que je retrouve le mien même quand je crois m'être perdue. Berlin, je m'y suis souvent égarée, jamais perdue, et ces moments d'égarement m'ont conduit là où je devais aller : à la rencontre de moi-même.

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