Lâcher Prise ou l'Art d'être Heureux


Photo : Benoît Tourrier 

1) Puisque rien ne dure : C'est sans doute très difficile à accepter et pourtant, j'ai l'impression que c'est à la base de tout. Après tout, on vit pour mourir et on n'aura beau lutter autant qu'on peut, c'est inévitable. L'essentiel entre temps, c'est de faire de cette vie le plus voyage possible sans oublier que rien n'est éternel. Sinon peut être le souvenir de l'amour et des jolies choses que l'on garde enfouie au fond de nous et que l'on rejoue avec plaisir dans nos têtes, les soirs empreints de mélancolie. Tout a une durée de vie et l'on ne peut rien posséder à jamais, surtout pas quelqu'un. Il faut accepter que les gens entrent dans nos vies pour en sortir, et avoir assez confiance en la vie pour savoir que chaque fin est un nouveau début, chaque mort une renaissance. Souvent quand on perd quelqu'un, et pour peu que l'on prenne la peine d'en tirer les bonnes leçons, la vie met une autre personne sur une notre route pour continuer de cheminer à nos côtés. Encore faut-il le vouloir... 

2) Accepter ce qui ne peut-être changé : Avant, j'avais tendance à vouloir toujours tout contrôler, même et surtout ce qui ne pouvait pas l'être. Ce qui me mettait dans une rage folle quand, par exemple, la météo venait chambouler mon planning de l'après-midi ou quand un accident voyageur me mettait en retard le matin dans le métro. Puis j'ai appris à accepter que je ne peux rien contre certaines choses. Il y en a qui valent la peine de se battre et dans celles-ci, je mets toute mon énergie. Pour les autres, en revanche. J'ai arrêté de vouloir tout planifier à l'avance, de me faire des plans sur la comète et d'être déçue, énervée, en colère parce que tout ne se passait pas comme je l'avais prévu. Désormais j'essaie plutôt d'avoir confiance en l'univers et me dire que si telle chose se passe ainsi, c'est sans doute pour le mieux, même si je dois le comprendre plus tard. Souvent, c'est le destin qui fait que certaines choses se produisent pour nous amener à d'autres sans même que l'on comprenne pourquoi. Mais si l'on fait confiance au timing dans la vie, à la fin, tout fait sens. 

3) Cultiver le positif : C'est difficile mais il faut se débarrasser de ce ou ceux qui nous rendent malheureux dans la vie. Non pas que certaines personnes soient mauvaises dans le fond - encore que - mais plutôt que certains sont bons pour nous à un moment donné de notre vie mais que, une fois passé cet instant T, ils ne le sont plus. L'essentiel c'est de déterminer ce qui nous rend heureux, ce qui nous fait du bien, ce qui nous apaise et cultiver les émotions positives. Il faut que les autres vous aident avancer, vous fassent rire et sourire, qu'au fond de vous ayez envie de les voir, non pour tuer le temps, mais au contraire pour le vivre pleinement. Quand aux autres, les toxiques, prenez de la hauteur voir de la distance, parce qu'ils risquent de vous empêcher de vous réaliser. Et n'oubliez jamais que si vous ne voulez pas voir les choses en face, la vie se chargera de vous mettre devant le fait accompli d'une manière bien plus cruelle. N'attendez pas qu'il soit trop tard pour réagir. Personne n'a le droit de vous faire du mal, sauf si vous les laissez vous en faire.  

4) Aimer les gens pour ce qu'ils sont : et non pas ce que vous aimeriez qu'ils soient. On se laisse souvent aveugler par nos sentiments alors que dans le fond, on sait très bien comment fonctionnent les gens. Seulement on décide de fermer les yeux, sans doute parce que ça nous arrange bien à un moment donné. Et puis, vient le jour de trop, celui de la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Et ça finit dans la déception et les reproches parce que l'autre ne correspond plus à vos attentes. Alors qu'en vérité, il n'y a peut être jamais correspondu. On demande souvent aux autres de faire des efforts, de faire des compromis alors qu'en vérité : on ne peut pas boire dans un puit qui n'a pas d'eau. Pourquoi toujours attendre des autres qu'il fasse pour vous des choses dont ils ne sont pas capable ? C'est cruel et inutile de s'acharner à demander à quelqu'un d'être quelqu'un qu'il n'est pas. On ferait mieux d'aimer les autres comme ils sont, avec leurs défauts et leurs qualités, sans chercher à leur reprocher après ce que l'on aimait avant chez eux. Car personne ne change personne, on peut grandir et évoluer seulement si on le décide personnellement. Et puis, finalement, pourquoi vouloir changer quelqu'un que l'on dit aimer ? Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux l'aimer pour ce qu'il est ou, à défaut, changer d'être aimé pour quelqu'un que l'on aime tel qu'il est, et qu'on ne changerait pour rien au monde.

5) Suivre son coeur : plutôt que d'écouter ce que disent les autres. Car il n'y a qu'au fond de soi que l'on sait vraiment ce qui est bon pour nous, et ce qui l'est pour nous ne l'est pas forcément pour les autres, et vice-versa. C'est une chance de ne pas être comme tout le monde, et de vouloir emprunter des chemins d'épanouissement hors des sentiers balisés. La vie est trop courte pour se forcer à faire ce qui nous rend pas heureux, alors oui, parfois il faut se forcer un peu mais l'essentiel c'est d'être en accord avec soi-même et avec ses choix. Et pour ça, il n'y a pas meilleure boussole que le coeur. Il faut écouter et suivre son intention, être réceptif aux signes de l'univers qui vous guident dans la vie et vous aident à trouver votre place. On en a tous une, encore faut-il la chercher et ne pas s'enliser dans un quotidien qui nous tue à petit feu. Car comme l'écrit Paulo Coelho : si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle.

- Retrouvez moi sur -

Expo René Magritte au Centre Pompidou



Le centre national d'art et de culture George-Pompidou ne m'a guère laissé un souvenir impérissable, la première fois que j'y suis allée. Finalement, j'ai été agréablement surprise par cette deuxième visite. Le week-end passé, nous sommes allés découvrir l'exposition "Trahison des images" de René Magritte, l'événement de cette rentrée si l'on en croit la presse. Ce qui explique sans doute le monde venu s'y presser.

C'est le seul bémol de cette rétrospective - comptez une bonne heure et de mi d'attente si vous n'avez pas la carte de presse - qui est enrichissante et surprenante. L'oeuvre du peintre belge évolue entre les mots, les images, la poésie, la peinture et même la philosophie et la psychanalyse. Il revisite aussi bien la Caverne de Platon que les travaux de Freud pour un voyage passionnant au coeur du surréalisme. Ces oeuvres renvoient chacun à ses souvenirs personnels bien sûr, mais j'ai trouvé qu'elles raisonnaient encore aujourd'hui et qu'elles sont toujours empreintes de modernité, un siècle après leur création.

En dépouillante les objets quotidiens de leur signification commune et en remettant en cause nos représentations des choses, René Magritte pose la question du sens. A qui chacun trouvera sa propre réponse, en fonction des sujets présentés accompagnés, la plupart du temps, d'une brève explication de ce que l'artiste a souhaité véhiculer. Un mémo plus qu'utile si vous souhaitez enfin découvrir ce qui se cache derrière le fameux "ceci n'est pas une pipe".

Bref, cette exposition, qui se tient jusqu'au 23 janvier 2017, m'a réconciliée avec le George-Pompidou nous n'avons eu qu'un bref aperçu mais auquel nous retournerons très vite pour y découvrir les autres collections et notamment les permanentes. En revanche, pas la peine de s'attarder sur la "plus belle vue de Paris", comme l'affirme le centre qui n'a rien à voir avec celle de la terrasse du Printemps Haussman ou du haut de la Tour Eiffel, entre autres.

- Retrouvez moi sur -
Facebook l Twitter l Instagram

 


 


 


 

 

 

 



Cancer et Dépression : Faire face à la maladie



C'est une histoire personnelle et très douloureuse que j'ai longtemps hésité à publier, 
mais si cela peut aider quelques personnes à sortir la tête de l'eau...

Du temps : Le ciel m'est tombé sur la tête quand j'ai appris que ma belle-mère puis ma mère avaient un cancer du sein. C'est l'incompréhension face à l'injustice de la vie, c'est la peur de la maladie et ce qu'elle implique : la mort. C'est l'angoisse au quotidien qui s'immisce dans le moindre petit recoin de votre vie et tout devient sombre et inquiétant. D'un coup tout bascule et l'innocence de l'enfance n'est plus. Il m'aura fallu au moins deux ans avant d'accepter la situation. J'en voulais à la terre entière et la colère m'a complètement dévorée. Pendant des mois, j'ai été odieuse et méchante parce que j'étais blessée et terrorisée. Parfois on n'est pas victime directement, mais on préférerait encore l'être plutôt que de voir souffrir les gens qu'on aime.

Des livres : Je l'ai dit un peu plus tôt, ce sont les livres qui m'ont sauvée. Après des mois à tout détruire autour de moi, j'ai décidé de chercher des réponses aux questions que je me posais et auxquelles personne ne pouvait me répondre. La vie, la mort, la maladie : quel sens donner à tout ça ? D'un coup, ce sont toutes mes croyances qui se sont effondrés et il a fallu reconstruire par-dessus. Et j'ai compris que c'est un peu ça, finalement, la vie. C'est une reconstruction perpétuelle après des épreuves parfois cruelles et injustes mais dont on peut sortir plus fort - si tant est qu'on s'en sorte. Rien ne dure : La vie est un apprentissage permanent, mais éphémère, et c'est sans doute ce qui fait sa richesse. Souvent, c'est face au pire qu'on se rend compte à quel point on peut être fort et capable de se battre pour changer les choses. La maladie parfois est synonyme de renouveau. Pour le meilleur et pour le pire.

La méditation : J'ai toujours été une boule de nerfs hyperactive, incapable de tenir en place ou de rester plus de vingt minutes à faire la même chose. Je déteste ne rien faire sauf depuis que j'ai découvert la méditation. Je ne suis pas devenue une spirituelle ultra-zen pour autant, mais j'ai appris à canaliser mes émotions à travers quelques exercices simples de relaxation. Ca m'a permis de lâcher prise et me libérer des énergies négatives, notamment en cas de crise d'angoisse ou d'insomnie (non sans avoir essayé avant tout un tas de cachets pas viable sur le long terme). Désormais, j'en viens à bout avec des enregistrements de paroles positives et rassurantes. Je me déconnecte du mental et de mes peurs en me focalisant uniquement sur mon énergie intérieure, connectée à celle de l'extérieur. J'essaie de me rappeler qu'il n'y a que l'instant présent qui compte et que mes angoisses passées ou futures ne sont réelles que parce que je les laisse l'être. 

De l'amour : Paradoxalement, c'est le cancer de ma mère qui m'a enseigné l'urgence d'aimer. Que ce soit l'amour de sa famille, de ses amis ou d'un amoureux. L'amour, c'est tout ce qu'il reste en fin de compte. C'est ce qui nous fait venir au monde, c'est ce qui nous maintient en vie et c'est le principal souvenir que l'on laisse derrière nous. J'étais très égoïste avant toutes ces épreuves et je pensais que l'amour était acquis, alors qu'il s'entretient au quotidien et qu'il se vit inconditionnellement. Je me suis rendue compte que j'avais souvent mal agi et je me suis promis de ne plus me vautrer dans la haine. J'ai appris à être reconnaissante des personnes merveilleuses qui m'entourent, j'ai dû en éloigner certaines autres, mais parfois il faut savoir renoncer à certaines choses pour laisser la place à d'autres. La vie est un perpétuel recommencement mais le fil conducteur c'est l'amour. Alors entourez-vous bien, aimez fort et donnez sans rien attendre en retour. C'est le seul moyen d'être sauvé.

- Retrouvez moi sur -

Expo Paris : Le Mexique investit le Grand Palais


Frida Kahlo et son amoureux Diego Rivera, mais aussi Rufina Tamayo ou encore José Clemente Orozco sont à l'honneur au Grand Palais. L'art mexicain dans toute sa splendeur est à découvrir dans le huitième arrondissement de la capitale, pour peu qu'on ai le courage et la volonté d'affronter une longue file d'attente dans l'hiver parisien - pensez à réserver vos billets à l'avance sur le site pour éviter de poireauter trop longtemps. Une fois passées les portes du Grand Palais, vous pourrez admirer l'évolution des différents courants et artistes qui ont marqué le Mexique depuis son indépendance, acquise face à la monarchie espagnole en 1821, jusqu'à la moitié du XXe siècle, en passant par la révolution. Peinture, sculpture, films et autres oeuvres se laissent admirer pendant une bonne heure. L'exposition est vraiment fournie et enrichissante, encore faut-il être amateur du genre.

Exposition Mexique (1900 - 1950) au Grand Palais jusqu'au 23 janvier 2017. 
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h, nocturne le mercredi jusqu'à 22h. 
3 Avenue du Général Eisenhower.

 


 


 


 


 


 


 


 

- Retrouvez moi sur -

Ces cinq livres qui m'ont sauvée



Certains lives ont le pouvoir de vous sortir de la dépression et de vos pensées suicidaires. 
Pour moi, ce sont ces cinq-là : 

Le jour où j'ai appris à vivre - Laurent Gounelle : L'histoire est celle d'un homme à qui une voyante prédit sa mort et qui prend conscience de la valeur de la vie, et des choix qu'il a fait pour parvenir à un idéal de réussite imposé par la société. Il comprend que plus on court après des désirs extérieurs et moins l'on est satisfait, et que le salut passe par l'acceptation de soi et de ses valeurs, de vivre en accord avec elles. Être en paix avec soi-même pour pouvoir vivre en paix avec les autres, les aimer sans rien attendre en retour car "l'être humain est un être de relation" et qu'elles sont "l'essence de notre vie". Que donner aux autres c'est s'enrichir soi-même parce que cela produit des émotions positives à l'intérieur de nous et que nous sommes tous connectés les uns autres

Les dieux voyagent incognito - Laurent Gounelle : Comment un homme qui voulait se suicider parvient-il à réaliser un rêve qu'il ne soupçonnait même pas avoir ? En se délivrant de ses peurs, de ses angoisses et des pensées négatives qu'il entretient à son encontre en permanence. Il comprend alors qu'en changeant sa façon de penser, il change sa réalité et que nos jugements font notre monde mais qu'il ne tient qu'à nous d'en changer. En se persuadant lui-même qu'il est capable de faire quelque chose, il y arrive. Il est aidé d'un ami qui le pousse dans ses retranchements et l'emmène à dépasser les limites qu'il s'était fixé. Une façon de démontrer à quel point tout peut avoir un impact sur les autres et qu'aucune action, aucune parole, aucun acte n'est sans conséquence. En prendre conscience fait naître une responsabilité qui pousse viscéralement à faire le bien autour de soi.

Du bonheur, un voyage philosophique - Frédéric Lenoir : L'auteur offre au lecteur une balade entre les différentes philosophies des cultures occidentales mais aussi orientales, depuis Montaigne jusqu'à Tchouan-tseu en passant par Epictète et Bouddha sans oublier Spinoza ou Kant. Une réflexion ponctuée d'exemples concrets et d'applications modernes qui nous permet de comprendre que le bonheur en soi nous est propre et ne dépend que de nous. Ce qui rend heureux l'un, ne rendra pas forcément heureux l'autre et vice-versa. L'auteur nous pousse à écouter notre coeur pour aller à la poursuite de notre conception du bonheur, et qu'il ne tient qu'à nous de nous donner les moyens d'être heureux, sans oublier qu'en oeuvrant au bonheur des autres, on fait aussi le nôtre. 

Le pouvoir du moment présent - Eckhart Tolle : Un guide d'éveil spirituel pour nous aider à prendre conscience que rien d'autre ne compte sinon l'instant présent. On a tellement tendance à s'encombrer de nos angoisses passées et de nos doutes pour l'avenir, qu'on passe souvent à côté du moment présent. L'auteur à grands renforts d'exercice et de méditation, nous apprend à nous reconnecter avec l'instant présent afin de venir à bout de nos peurs et d'accepter la vie telle qu'elle est afin de mieux rebondir. On comprend alors que pour mieux vivre il faut pardonner vite, aimer sans préjugés, accepter de lâcher-prise et prendre conscience de l'environnement qui nous entoure, des merveilles que l'univers nous offre en permanence et que l'on occulte quand on est prisonnier de notre mental.

Le livre des coïncidences - Deepak Chopra : Un livre qui aide à mieux voir les signes que la vie nous envoie et la magie qui réside dans l'univers et ses mystères qu'on ne peut pas toujours expliquer. Entre physique quantique et méditation, l'auteur nous apprend à nous reconnecter avec nous-même pour écouter nos désir et notre for intérieur tout en se laissant guider par les mains tendues que l'on reçoit parfois, et que l'on ne saisit pas toujours. Rien n'arrive par hasard et chaque expérience peut être un apprentissage pour peu que l'on regarde au bon endroit. L'auteur explique les coïncidences sont des synchronicités qui nous appelle à porter attention à l'un point précis de notre vie. Elles sont en réalité des aperçus d'une dimension où tout se produit en même temps et où les possibilités sont infinies, pour peu que l'on se donne la peine d'y prêter attention.

Si, vous aussi, il y a des livres qui vous ont aidé à sortir la tête de l'eau, n'hésitez pas à me les conseiller via le formulaire de contact au bas de la page :)

- Retrouvez moi sur -