10 moments gênants de la vie d'une fille


Être une fille c'est bien, parfois, et d'autres fois, ça l'est moins. 
(Cette liste est non exhaustive, et à prendre au second degré pour celles qui l'oublieraient)

1) Quand la vendeuse te conseille de prendre la taille au-dessus : mais que tu n'en fais qu'à ta tête en considérant que non, tu n'es pas aussi grosse qu'elle le pense, ou alors parce que c'est la dernière taille qu'il reste en stock. Bien souvent, une fois seule dans la cabine, tu te dandines comme tu peux pour passer ton corps dans ladite robe et que, force est de constater que non seulement elle est effectivement beaucoup trop petite pour toi, mais qu'en plus tu es coincée dedans ! Et que tu vas devoir, encore une fois, te sortir de ce pétrin toute seule. Le souffle court, des bouffées de chaleur et le visage rougi tu tentes, tant bien que mal, de te libérer de cette robe sans la craquer... Oups ! 

2) Quand tu te pèses le matin : et que le résultat affiché ne correspond évidemment pas à ce que tu attendais/espérais et que tu commence à t'en prendre à la balance électronique, seule fautive et responsable possible de ce désastre. Tu t'amuses à descendre, remonter dessus, enlever les piles puis les remettre en espérant que le résultat affiché sera différent. Mais non ! Nous les filles, quand on a grossi on a bien dû mal à l'admettre, n'est-ce pas? 

3) Quand tu te réveilles le lendemain matin sans avoir la moindre idée de l'endroit où tu trouves : ce cri d'horreur silencieux quand tu ouvres un oeil endormi et constates que tu n'es pas du tout chez toi, comme tu l'imaginais. Et que tu mets très rapidement en place un stratagème dans ta tête, censé être infaillible, pour te sortir de cet enfer sans réveiller l'homme qui dort encore paisiblement à tes côtés. S'en suit une course contre la montre pour récupérer toutes tes affaires éparpillées un peu partout dans l'appartement, sur la pointe des pieds contre le parquet qui grince. Et qu'au dernier moment, tu te rends compte que tu n'as toujours pas mis la main sur ta culotte, certainement toujours coincée dans le lit que tu viens de fuir, et qu'il est trop tard pour faire marche arrière... 

4) La marche de la honte : tes talons hauts à la main, généralement sans tes lunettes de soleil sur le nez alors que tu aurais plus que besoin. Le portable en rade de batterie et aucun moyen de choper un foutu taxi. Le maquillage qui coule sur ton visage honteux et cette robe, bien trop courte que tu tentes désespérément de rabaisser sur tes jambes nues. En plein hiver, sous la pluie et sans parapluie.

5) Les textos de lendemain de soirée : ces petits messages qui te font hurler de honte quand tu les relis le lendemain matin, en te demandant bien comment tu as pu être assez idiote (ou bourrée) pour envoyer ça.  Et que tu continues toujours d'espérer qu'un miracle se soit produit, et qu'une telle diatribe pitoyable et alcoolisée ne soit jamais parvenue jusqu'à son destinataire. Ce qui a autant de chance de se produire que de voir un jour, Victoria Beckham en tongs ET le sourire aux lèvres. 

6) Quand ton mec te reproche d'avoir terminé son pot de Nutella : ou n'importe quelle autre denrée alimentaire que tu n'assume pas. Et que tu refuses honteusement d'avouer que, oui, tu as été faible l'autre nuit et que tu as tout englouti dans un ultime élan de gourmandise et de frustration. A la place tu préfères donc accuser n'importe quelle autre personne sans gêne qui aurait eu l'audace de commettre ce terrible forfait (comme le chien par exemple). Et ton mec de te faire remarquer que tu es censé être au régime (cf le moment gênant numéro 2). Gloups...

7) Quand, en fait, il est déjà pris : ce qui explique la photo de mariage sur la table du salon et la trace de bronzage qu'a laissé son alliance l'été dernier, mais qu'il avait quand même pris soin de retirer. Au cas où... Tiens-donc !

8) Quand tu déboules à la pharmacie en panique le lendemain matin, parce qu'il y a eu un accident de parcours et que tu as besoin d'urgence d'une pilule du lendemain, de conseils, et n'importe quel autre test de dépistage qui viendra confirmer que tout va bien, ou tout ce qui pourrait même temporairement apaiser tes nerfs et ton stress (comme trois boîtes de Xanax, par exemple). Dans 99%  des cas, tu te heurtes juste au regard réprobateur de la pharmacienne, pas du tout conciliante et qui t'accable de reproches et de critiques, en te prédisant au mieux une MST,  au pire de finir stérile, et ce en parlant bien fort devant tous les autres clients. Grosse ambiance !

9) Quand à la salle de sport : dans les vestiaires une parfaite inconnue sort de la douche complètement nue et s'adresse à toi comme si vous étiez les meilleures amies du monde, alors que tu ne la connais ni d'Eve ni d'Adam. Comme s'il était parfaitement normal de se balader à poil, et tailler le bout de gras en déblatérant du sens de la vie, entièrement nue et en public. Sport et pudeur ne font pas toujours bon ménage, qu'on se le dise !

10) Quand tu vas chez l'esthéticienne pour l'épilation du maillot : je ne pense pas avoir besoin d'entrer trop dans les détails par ici, n'est-ce pas ? 

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Parc Floral de Vincennes


Repeat after me : Your current situation... is not your final destination.








 

 



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Une méditerranéenne en exil à Paris


Pour une méditerranéenne pure souche comme moi, soyons honnête, venir m'installer à Paris n'a pas été une mince affaire et il y a encore énormément de petites habitudes parisiennes auxquelles j'ai dû mal à me faire... Pour ne pas dire qu'elle me font complètement hurler de rage.

1) Le parisien ne sourit pas : ce n'est malheureusement pas un mythe, croyez-moi j'aurais préféré pourtant. Les parisiens sont les gens les moins accueillants et les moins ouverts que j'ai jamais rencontré. Je ne vous parle même pas des gens dans le métro le matin qui préférerez vous trancher la jugulaire avec leur pass navigo plutôt que de vous décrochez un mot. 

2) Le ciel est gris souris : j'ai renoncé (difficile, je vous l'accorde) au soleil et à l'été, moi qui était une véritable addict des rayons UV, et je ne vous parle pas de ceux des cabines chez Point Soleil. Après plus de dix mois ici, je suis devenue aussi blanche qu'un cachet d'aspirine et j'ai dit adieu à ma centaine de paires de lunettes (ça ne m'empêche pas de continuer d'en acheter, évidemment, sait-on jamais avec le réchauffement climatique). Le plus difficile c'est l'éternel gris dans le ciel qui cache le soleil et plombe mon humeur dès le matin et pour tout le reste de la journée.

3) Le parisien a un langage bien à lui : ce qui fait qu'au début tu ne comprends pas grand chose aux conversations qu'ils entretiennent. Le parisien "chine", "gol-ri" (pas trop quand même) et va "dej"... Autant dire que je rêvais d'une version sous-titrée ou d'un décodeur pendant les premiers mois où j'ai vaguement tenté de me lier d'amitié avec des personnes qui définitivement ne parlaient pas la même langue que moi. 

4) Le parisien a l'habitude de perdre son temps : à faire la queue dans les magasins, à faire des trajets sans fin dans dans le métro ou encore en attendant dans les embouteillages coincé dans un taxi. Avant, je ne me déplaçais jamais si je mettais plus de vingt minutes pour arriver à destination, ici j'ai complètement perdu la notion du temps. Je mets 40 minutes aller et 40 minutes retour pour rentrer chez moi et même faire les boutiques me déprime quand je songe à la file d'attente en cabines ou à la caisse. Dieu merci, le parisien est malin (parfois) et sait se simplifier la vie. C'est donc pour ça, qu'on a inventé le shopping en ligne !

5) Le parisien n'est jamais tranquille : à Montpellier ou à Cannes j'appréciais de me retrouver seule à marcher dans les rues, à balader au bord de la mer avec pour seule compagnie moi-même et lézarder au soleil en toute tranquillité. Ceci n'est plus possible. A Paris c'est incompréhensible le monde est là, tout le temps partout. Comme s'ils s'étaient tous donné rendez-vous au même endroit. Exception qui confirme la règle : mon quartier passé 20 heures... Le 16e arrondissement n'est pas l'adresse la plus déjantée de la ville, je le reconnais ! 

6) Le loyer double, mais la surface elle diminue de moitié : j'ai tout simplement halluciné quand j'ai cherché un appartement à Paris entre les loyers hors de prix et les taudis insalubres qui sont sur le marché. Je ne vous parle même pas des garanties demandées par les agences immobilières, parfois j'ai l'impression que même le salaire de François Hollande ne suffirait pas à les rassurer. Comme la concurrence fait rage et que l'on se retrouve souvent une vingtaine de personnes sur le même appartement, autant dire qu'il faut montrer patte blanche... Heureusement je ne suis plus très bronzée et j'ai pu me trouver un appartement deux fois plus petit, au moins, que mon duplex à Montpellier pour un loyer, vous vous en doutez, bien plus élevé. 

7) Paris, capitale de l'agressivité : non seulement les gens sont toujours froids, distants et méprisants mais même la ville n'est pas franchement torride. Entre la misère ambiante dont tout le monde se fout et le froid glacial neuf mois sur dix, autant vous dire que survivre ici c'est parfois pire que Koh Lanta. Le parisien a l'habitude payer hors de prix des produits bas de gamme et se réjouit de s'entasser dans la dernier endroit à la mode comme dans une boîte de sardines. L'odeur est là même, je vous le confirme. 

8) La proprété de la ville est terrifiante : et presque inexistante. Entre la pollution et l'incivilité des gens, c'est rapidement Bagdad et quand les éboueurs font grève tu as l'impression d'être revenu au siècle dernier. Je n'ose même pas imaginer les gens qui ont le courage (ou la bêtise) de foutre un orteil dans la Seine, quand je vois que même l'eau du robinet est aussi trouble que moi un dimanche en after. L'eau calcaire est corrosive à tel point que même ma peau se dessèche et se transforme en lambeaux à son contact. Rassurez-vous, j'ai toujours adoré me badigeonner de crème hydratante et je ne suis donc pas vouée à disparaître dans l'immédiat. 

9) Le parisien aime badger : mais quelle est donc cette étrange manie de demander à montrer son badge à chaque fois que l'on arrive quelque part. Au boulot, dans le métro et même devant les portes d'immeuble il faut taper un code ou passer son badge. Mais pourquoi donc nom de dieu ? C'est insupportable cette collection de badge qui traîne dans mon sac, et le drame que cela engendre à chaque fois que j'en perds un. Et si la porte derrière moi s'est refermée, autant vous dire que c'est la fin des haricots dans mon petit cerveau de sudiste égarée. 

1o) Paris ou la folie des grandeurs : je ne sais pas si c'est moi qui suis trop petite ou si c'est la ville qui est trop grande mais je n'ai jamais passé autant de temps à me perdre dans les rues, le long des trottoirs où il n'y a jamais l'intersection au bon endroit et des routes en sens unique. Les monuments, les gens, les magasins, les lignes de métro... En fait il n'y a que les appartements où l'on vit qui sont petits ici... 

  

  

  

  

  

  

  

  


/!\ A tous les parisiens vexés qui n'auraient pas bien compris la démarche, cet article est à prendre au second degré, au moins /!\

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