La Parisienne


1) La parisienne porte des Stan Smith, sinon rien.

2) La parisienne commande des VTC (acronyme dont, soyons sincères, on ignore toujours la signification) via les nouvelles applications concurrentes depuis que même Uber est dépassé. Bien évidemment, la parisienne n'a pas le permis de conduire comme la moitié des gens dans cette ville, et même si elle l'avait de toute façon, elle n'aurait pas franchement l'occasion de l'utiliser, usant de son pass navigo la journée, et de son smartphone le soir pour commander une voiture sur chauffeur privé. 

3) La parisienne a un dialecte bien à elle qui consiste d'abord à mâcher tous les mots qu'elle utilise. Par exemple, la parisienne ne va pas déjeuner, elle va dej'. Elle ne boit pas du champagne, elle boit du champ' quand elle part en vacances à St-Trop'. Bref, vous m'avez comprise. Et puis, la parisienne bien sûr emploie tout un éventail de mots sorti tout droit de son chapeau Maison Michel à titre d'exemple : La parisienne a trop le seum' quand elle doit barbé une garro aux gens vu qu'elle n'a plus de quoi bedave. Last but not least, la parisienne est la reine du verlan mais les célèbres gol-ri, midor, de ouf sont désormais de notoriété commune, je n'ai donc pas besoin de m'attarder là-dessus. 

4) La parisienne fait du sport, soit du Yoga soit du Crossfit. Il n'y a pas de juste milieu pour la parisienne qui pratique soit une activité proche de la méditation soit un cours de sport qui ferait passer les techniques de tortures de l'Etat Islamique pour une partie de plaisir (type Spartan Race, Crossfit et autres Mud Race). La parisienne qui photographie ses postures de Yoga qu'elle poste sur Instagram s'entraîne à l'Usine ou au Tigre Yoga Club, temples du sport parisien par excellence. 

5) La parisienne mange des graines. De type quinoa, graines de chia, sésame, de tournesol ou encore de lin et j'en passe et des meilleures. En somme, tout ce qui peut se picorer sans entrer en contradiction avec son régime sans gluten, sans lactose et tutti quanti. La parisienne qui s'autorise quand même quelques écarts de temps à autre est une adepte des cures détox et boit des jus pendant des jours pour compenser. 

6) La parisienne va bruncher le dimanche et fait des photos au Palais de Tokyo et autres expositions branchées qu'elle se doit d'avoir vues si elle veut briller en société, ou tout du moins faire comme si. 

7) Quand elle a besoin de décompresser, la parisienne passe le week-end à la campagne c'est à dire potentiellement n'importe quel coin de verdure qui a passé la limite du périph'. La parisienne ne s'aventure jamais en banlieue, méprise les villes de provinces (tout ce qui n'est pas compris dans l'Ile de France) et passe ses vacances entre la Côte d'Azur, Marrakech et les States. 

8) La parisienne est potentiellement célibataire. A Paris à peu près tout le monde vit en couple, ce qui est compréhensible étant donné que la ville n'est pas la plus chaleureuse qu'on connaisse, mais ne s'empêche pas d'aller voir ailleurs si l'herbe n'est pas plus verte et adapte son statut sentimental en fonction du potentiel et de l'intérêt dont elle témoigne à son interlocuteur. Et ce point là vaut pour les hommes aussi. Surtout les hommes d'ailleurs, à bien y réfléchir. 

9) La parisienne utilise son kit mains libres pour téléphoner tandis qu'elle bat les pavés de la capitale avec ses Stan Smith, son iPhone 6 à la main. Du coup, je ne saisis pas très bien l'intérêt du kit mains libres ?

10) La parisienne outrée de lire de telles accusations "sans fondement aucun" et qui n'a toujours pas assimilé le principe du second degré, m'envoie un mail d'insultes me reprochant d'être une pauvre écervelée sans talent qui véhicule une mauvaise image de sa ville. L'arroseur arrosé, n'est-il pas ?

 

 


 

 

 

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Lettre à France



Depuis la fenêtre de mon appartement, j’aperçois la Tour Eiffel qui, ce soir à nouveau, scintille des mille feux. Le Dame de Fer trône, immense, de toute ses lumières, du Bleu Blanc Rouge de ce drapeau français pour lequel on s’est tant battu, de milliers de gens qui ont donné leur vie pour qu’enfin vienne la République, et, plus tard, la Démocratie. Ils ont décidé de la rallumer ce soir, et de l’ouvrir au public, trois jours après les attentats qui ont blessé la France et dont tout le monde parle parce qu'ils ont tué beaucoup trop d’innocents. La France montre qu’elle n’a pas peur, qu’elle est debout et pas à genoux. Mais pour combien de temps encore ? Ce Daech que l’on a tant minimisé, dix mois après les attentats de Charlie Heddo qui n’étaient « rien à côté » . Mais n’étaient-ils vraiment ce rien qui a justifié notre immobilisme, notre prise de risque inconsidéré en pensant que cela n’arrive qu’aux autres. Sous prétexte que des journalistes avaient osé caricaturé le grand prophète. Nous qui nous sommes tant battu pour la liberté de la presse, ce qui est un crime dans certains pays n’a pas l’être ici, n’a pas être puni ou réprimandé par quelques violences que ce soit. Mais sous prétexte que quelques dessinateurs avaient osé et que le directeur de publication avait validé, alors c’était plus ou moins justifié et si le peuple était inquiet, bouleversé, choqué, il se disait encore : Cela n’arrive qu’aux autres, ils n'ont pas la possibilité de nous mettre à terre. Comment avons-nous pu croire une seule seconde qu’ils en resteraient là, qu’ils n’avaient pas les moyens de frapper plus fort, qu’ils n’oseraient pas s’en prendre à des innocents. Mon coeur saigne pour tous ces frères et soeurs que nous avons perdus, pour ses amitiés décimées, ses amours arrachés, ses familles qui ne seront jamais plus ce qu'elles étaient. Comment pouvons-nous aujourd’hui à nouveau, exposer le plus fort symbole français dans le monde entier, sans penser aux conséquences, sans craindre que la Tour Eiffel et ses milliers de visiteurs quotidiens ne soient victimes, eux aussi, de leur cruelle barbarie ? Sommes nous jamais assez forts et protégés ? J'en appelle à la responsabilité des dirigeants français qui ont le devoir, puisqu'on les élit et paie pour ça, de nous protéger, nous citoyens ainsi que l'Etat Français, de servir l'intérêt général avant de penser aux leurs.

Le pire est à craindre et à venir, aussi bien dans leurs réactions que dans les nôtres. Attaquer pour détruire, et bombarder dans l’espoir d’éradiquer un terrorisme qui, s'il est physique est aussi psychologique. Quand on frappe, ce sont des milliers de gens que l’on assassine, des centaines de civils qui tombent sous nos bombes, pour une poignée de djihadistes morts en martyrs. Mais la vie de ces civils innocents valent-elles moins que les nôtres ? Ces familles détruites et dévastée, qui souffrent déjà du terrorisme d’un Etat Islamique qui se revendique comme tel mais n’en est pas un. Car l’Etat tel qu’il se définit ne passe par l’extermination et la souffrance de son peuple. Je pense aux parisiens qui sont tombés sous les balles des Kalachnikov ce week-end mais je pense aussi à ces enfants syriens et de par le monde qui sont kidnappés par centaine tous les jours pour servir une armée dont ils n’ont pas voulu. Ces enfants qui sont battus, parfois à mort, à qui l’on inculque des valeurs qui n’en sont pas et qui sont dressés pour tuer, qui ne connaissent que la haine et la violence, qui grandissent la peur au ventre entourés de fanatiques qui ne leur enseignent rien sinon l’extermination de l'autre. Ce ne sont que des enfants, ils ne peuvent par faire la part des choses, et pourtant, c’est eux que l’on envoie avec un aller-simple pour la mort. Je pense à ses femmes qui sont violés, martyrisés chaque jour que Dieu fait, soumises à la volonté de ces bourreaux dont le coeur est plus noir que le drapeau qu’ils défendent. Je pense à toutes ces jeunes filles qui devraient avoir autre chose à vivre que l’humiliation, la violence et les sévices au quotidien. Je pense à toutes ces familles brisés au nom d’une idéologie qui n'en est pas une et qui n'est pas la leur, et qui tentent de fuir ce pays dans lequel ils ont nés et ont grandi pour rejoindre d’autres contrées, qu’ils espèrent salvatrice mais où ils ne trouveront que la haine de l’autre, la part de l'étrangeté, eux qui pensaient seulement trouver la paix. Ne tombons pas dans les clichés faciles et dans les amalgames grotesques. Les immigrés comme les musulmans ne sont pas des terroristes, même si certains, indépendamment de toute étiquette, le deviennent.  

J’ai eu la chance de vivre dans une famille riche, et quand je dis riche, je ne parle pas en terme financier. Je parle d’une richesse culturelle et humaine. J’ai la chance d’avoir grandi avec un beau-père de confession musulmane qui m’a fait découvrir sa foi et sa religion, qui a essayé de me l’expliquer non pas pour me la faire accepter ou pour me l’imposer, à moi, petite chrétienne baptisée, qui a fait sa communion et sa confirmation, mais qui, a juste voulu me la faire découvrir et que j'ai pris, plaisir à connaître. Jamais il n’a essayé de la faire régner comme une loi souveraine, jamais il n’a voulu me voiler alors que toute sa famille porte le voile, jamais il n’a critiqué mes choix, ma façon de vivre ou d'être et quand mes jupes, parfois étaient trop courtes, il l’acceptait car sa religion ne l’aveuglait pas, elle n'avait aucune raison de le faire. C’est avec cet homme qui avait des croyances différentes des miennes que j’ai grandi, entourée d’amour et de bonheur, de joie, de paix, de sérénité. Musulman pratiquant, il chérissait le Coran et priait ce Dieu qui ne lui a jamais demandé d'assassiner qui que ce soit ou non de sa loi. En lisant les textes sacrés, en les appliquant, ça ne l’a jamais empêché de m’aimer comme si j’étais sa fille, comme son égale, puis comme une femme fière et libre, indépendante, et ce, alors même que je ne partageais pas cette Religion qu’il louait. Pourquoi d’autres ne pourraient-ils pas en faire autant ? Pourquoi certains devraient souffrir d’amalgames honteux, alors qu’il n’est pas ici question de religion ? C’est une question qui dépasse bien des entendements. 

Pourquoi cet homme, plus qu’un autre, aurait-il la possibilité de s’en sortir alors qu’il a connu, comme tant d’autres, les bombardements incessants, la guerre dès sa plus tendre enfance, les bombes qui tombent dans la nuit sur les maisons voisines et qu’il assiste impuissant au massacre des siens sous sa couette terrorisé ? S’il l’a fait, d’autres peuvent le faire aussi sans devenir violent, fanatique et sanguinaire. Il a choisi la France, ce pays des libertés et des Lumières, ce pays moderne où chacun est libre et égaux en droit, que l’on soit un homme ou une femme. Cette France le lui a bien rendu, et lui aussi. Pourtant cette France aujourd’hui s’apprête à devenir le terreau d'une haine sans nom qui gronde et s’apprête à bondir pour tout dévaster, pour réprimer l’acceptation et l’ouverture d’esprit, cette tolérance qui nous est si chère et pour laquelle nos ancêtres se sont tellement battus. 

Aujourd’hui, j’ai mal à ma France et j’ai peur pour elle. J’ai peur des ennemis extérieurs autant que des menaces intérieures qui vont vouloir attiser la haine pour servir des intérêts particuliers. J’ai peur que la France terrorisée, inquiète et blessé, veulent se venger en nommant des coupables pour leur seule religion, leur seule origine ou leur couleur de peau. J’ai peur qu’elle s’abaisse à la facilité au lieu de rester forte, unie, solidaire et fraternelle. Ces valeurs que l'on défend et représente dans le monde. Le terrorisme ne doit pas rester impuni, il doit être sévèrement réprimandé et éradiquer, mais pas à n’importe quel prix. Nos principes et nos valeurs doivent rester plus forts, nos idéaux vaincront si l’on ne répond pas oeil pour oeil, dans pour dent. Soyons plus forts que la terreur, ne tombons pas dans une répression de bas étage, soyons fermes mais pas cruels, soyons implacables mais pas aveugles, soyons justiciers mais pas bourreaux. Ces actes sont condamnables et doivent l'être avec une intransigeance sans pareille, face à l’inhumanité de ces gens restons dignes, soyons humains, ne basculons pas du mauvais côté. Il s’agit de nous défendre, pas de nous venger.  

Mais aussi de comprendre pourquoi certains français portent en eux cette haine des valeurs occidentales car si certains viennent de Syrie, d’Egypte ou de Libye et j’en passe, d’autres sont des enfants de la France et se félicitent de la voir à genoux, prennent les armes pour aller assassiner leurs voisins avec leurs frères au nom d’un Dieu miséricordieux. Ce discours de l’obscurantisme, de la déraison, de la folie pure… Comment a-t-il pu prendre racine dans l’esprits de citoyens français au point qu’ils en viennent aux mains ? Quel vide vient-il combler ? Est-un manque d’amour, d’éducation, de moyen, de culture, de valeurs, ou une déficience mentale ? J’envisage toutes les hypothèses, non pas pour justifier, encore moins pour excuser, seulement pour comprendre, car c’est ce que la France m’a toujours appris à faire. Analyser, comprendre pour trouver une solution, ne jamais baisser les bras, se battre pour être plus fort car le bien, s’il ne gagne pas toujours, rend heureux et pas malsain. Qu’à grandir dans la haine, dans la misère, confiné dans des quartiers où même les flics n’osent pas s’aventurer, à tomber dans la drogue et la violence parce qu'il n’y a plus que ça, on ne gagne pas. Sinon le droit de mourir en martyr. La France n’a pas à accueillir ni a accepter ce genre de dérive, mais elle a le devoir et la responsabilité quand il se présente à elle de le condamner mais aussi de l’aider, quand il est possible, à trouver une autre voie. La prison, l’isolement, la torture n’ont jamais rien résolu, la paix, la tolérance, passent par l’enseignement, le savoir et la connaissance. Il est du devoir de l’Education Nationale de mener à bien cette mission pour que les enfants de la République ne tombent pas dans l’extrémisme et la radicalisation. Le territoire français n’a pas vocation à accueillir ou héberger des fanatiques qui défendent des coutumes et une civilisation qui n’est, ni de notre époque, ni de notre législation. Ceux qui sont en guerre contre la France, n’ont pas à pouvoir passer une seule de nos frontières, encore moins à y résider mais ceux qui naissent et grandissent ici ont le droit à une éducation qui répond à nos lois et notre histoire. Il est de notre devoir de les éduquer ou les expulser, mais pas de les laisser péricliter dans un univers de misère, de violence, de peur et de non-droit. Il est temps de faire face à nos responsabilités, car nier l’existence d'un problème n’a jamais permis sa résolution. Derrière toute révolution se cache un renouveau, et celle-ci, ne fera pas exception.

N.B : Ce texte n'est pas parfait mais il vient du coeur. Il n'en appelle à aucun débat, aucune dérive, aucune polémique sinon la réflexion et ne sert aucun intérêt politique quel qu'il soit. #PrayForParis #PrayForTheWorld. 

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10 moments gênants de la vie d'une fille


Être une fille c'est bien, parfois, et d'autres fois, ça l'est moins. 
(Cette liste est non exhaustive, et à prendre au second degré pour celles qui l'oublieraient)

1) Quand la vendeuse te conseille de prendre la taille au-dessus : mais que tu n'en fais qu'à ta tête en considérant que non, tu n'es pas aussi grosse qu'elle le pense, ou alors parce que c'est la dernière taille qu'il reste en stock. Bien souvent, une fois seule dans la cabine, tu te dandines comme tu peux pour passer ton corps dans ladite robe et que, force est de constater que non seulement elle est effectivement beaucoup trop petite pour toi, mais qu'en plus tu es coincée dedans ! Et que tu vas devoir, encore une fois, te sortir de ce pétrin toute seule. Le souffle court, des bouffées de chaleur et le visage rougi tu tentes, tant bien que mal, de te libérer de cette robe sans la craquer... Oups ! 

2) Quand tu te pèses le matin : et que le résultat affiché ne correspond évidemment pas à ce que tu attendais/espérais et que tu commence à t'en prendre à la balance électronique, seule fautive et responsable possible de ce désastre. Tu t'amuses à descendre, remonter dessus, enlever les piles puis les remettre en espérant que le résultat affiché sera différent. Mais non ! Nous les filles, quand on a grossi on a bien dû mal à l'admettre, n'est-ce pas? 

3) Quand tu te réveilles le lendemain matin sans avoir la moindre idée de l'endroit où tu trouves : ce cri d'horreur silencieux quand tu ouvres un oeil endormi et constates que tu n'es pas du tout chez toi, comme tu l'imaginais. Et que tu mets très rapidement en place un stratagème dans ta tête, censé être infaillible, pour te sortir de cet enfer sans réveiller l'homme qui dort encore paisiblement à tes côtés. S'en suit une course contre la montre pour récupérer toutes tes affaires éparpillées un peu partout dans l'appartement, sur la pointe des pieds contre le parquet qui grince. Et qu'au dernier moment, tu te rends compte que tu n'as toujours pas mis la main sur ta culotte, certainement toujours coincée dans le lit que tu viens de fuir, et qu'il est trop tard pour faire marche arrière... 

4) La marche de la honte : tes talons hauts à la main, généralement sans tes lunettes de soleil sur le nez alors que tu aurais plus que besoin. Le portable en rade de batterie et aucun moyen de choper un foutu taxi. Le maquillage qui coule sur ton visage honteux et cette robe, bien trop courte que tu tentes désespérément de rabaisser sur tes jambes nues. En plein hiver, sous la pluie et sans parapluie.

5) Les textos de lendemain de soirée : ces petits messages qui te font hurler de honte quand tu les relis le lendemain matin, en te demandant bien comment tu as pu être assez idiote (ou bourrée) pour envoyer ça.  Et que tu continues toujours d'espérer qu'un miracle se soit produit, et qu'une telle diatribe pitoyable et alcoolisée ne soit jamais parvenue jusqu'à son destinataire. Ce qui a autant de chance de se produire que de voir un jour, Victoria Beckham en tongs ET le sourire aux lèvres. 

6) Quand ton mec te reproche d'avoir terminé son pot de Nutella : ou n'importe quelle autre denrée alimentaire que tu n'assume pas. Et que tu refuses honteusement d'avouer que, oui, tu as été faible l'autre nuit et que tu as tout englouti dans un ultime élan de gourmandise et de frustration. A la place tu préfères donc accuser n'importe quelle autre personne sans gêne qui aurait eu l'audace de commettre ce terrible forfait (comme le chien par exemple). Et ton mec de te faire remarquer que tu es censé être au régime (cf le moment gênant numéro 2). Gloups...

7) Quand, en fait, il est déjà pris : ce qui explique la photo de mariage sur la table du salon et la trace de bronzage qu'a laissé son alliance l'été dernier, mais qu'il avait quand même pris soin de retirer. Au cas où... Tiens-donc !

8) Quand tu déboules à la pharmacie en panique le lendemain matin, parce qu'il y a eu un accident de parcours et que tu as besoin d'urgence d'une pilule du lendemain, de conseils, et n'importe quel autre test de dépistage qui viendra confirmer que tout va bien, ou tout ce qui pourrait même temporairement apaiser tes nerfs et ton stress (comme trois boîtes de Xanax, par exemple). Dans 99%  des cas, tu te heurtes juste au regard réprobateur de la pharmacienne, pas du tout conciliante et qui t'accable de reproches et de critiques, en te prédisant au mieux une MST,  au pire de finir stérile, et ce en parlant bien fort devant tous les autres clients. Grosse ambiance !

9) Quand à la salle de sport : dans les vestiaires une parfaite inconnue sort de la douche complètement nue et s'adresse à toi comme si vous étiez les meilleures amies du monde, alors que tu ne la connais ni d'Eve ni d'Adam. Comme s'il était parfaitement normal de se balader à poil, et tailler le bout de gras en déblatérant du sens de la vie, entièrement nue et en public. Sport et pudeur ne font pas toujours bon ménage, qu'on se le dise !

10) Quand tu vas chez l'esthéticienne pour l'épilation du maillot : je ne pense pas avoir besoin d'entrer trop dans les détails par ici, n'est-ce pas ? 

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Parc Floral de Vincennes


Repeat after me : Your current situation... is not your final destination.








 

 



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Une méditerranéenne en exil à Paris


Pour une méditerranéenne pure souche comme moi, soyons honnête, venir m'installer à Paris n'a pas été une mince affaire et il y a encore énormément de petites habitudes parisiennes auxquelles j'ai dû mal à me faire... Pour ne pas dire qu'elle me font complètement hurler de rage.

1) Le parisien ne sourit pas : ce n'est malheureusement pas un mythe, croyez-moi j'aurais préféré pourtant. Les parisiens sont les gens les moins accueillants et les moins ouverts que j'ai jamais rencontré. Je ne vous parle même pas des gens dans le métro le matin qui préférerez vous trancher la jugulaire avec leur pass navigo plutôt que de vous décrochez un mot. 

2) Le ciel est gris souris : j'ai renoncé (difficile, je vous l'accorde) au soleil et à l'été, moi qui était une véritable addict des rayons UV, et je ne vous parle pas de ceux des cabines chez Point Soleil. Après plus de dix mois ici, je suis devenue aussi blanche qu'un cachet d'aspirine et j'ai dit adieu à ma centaine de paires de lunettes (ça ne m'empêche pas de continuer d'en acheter, évidemment, sait-on jamais avec le réchauffement climatique). Le plus difficile c'est l'éternel gris dans le ciel qui cache le soleil et plombe mon humeur dès le matin et pour tout le reste de la journée.

3) Le parisien a un langage bien à lui : ce qui fait qu'au début tu ne comprends pas grand chose aux conversations qu'ils entretiennent. Le parisien "chine", "gol-ri" (pas trop quand même) et va "dej"... Autant dire que je rêvais d'une version sous-titrée ou d'un décodeur pendant les premiers mois où j'ai vaguement tenté de me lier d'amitié avec des personnes qui définitivement ne parlaient pas la même langue que moi. 

4) Le parisien a l'habitude de perdre son temps : à faire la queue dans les magasins, à faire des trajets sans fin dans dans le métro ou encore en attendant dans les embouteillages coincé dans un taxi. Avant, je ne me déplaçais jamais si je mettais plus de vingt minutes pour arriver à destination, ici j'ai complètement perdu la notion du temps. Je mets 40 minutes aller et 40 minutes retour pour rentrer chez moi et même faire les boutiques me déprime quand je songe à la file d'attente en cabines ou à la caisse. Dieu merci, le parisien est malin (parfois) et sait se simplifier la vie. C'est donc pour ça, qu'on a inventé le shopping en ligne !

5) Le parisien n'est jamais tranquille : à Montpellier ou à Cannes j'appréciais de me retrouver seule à marcher dans les rues, à balader au bord de la mer avec pour seule compagnie moi-même et lézarder au soleil en toute tranquillité. Ceci n'est plus possible. A Paris c'est incompréhensible le monde est là, tout le temps partout. Comme s'ils s'étaient tous donné rendez-vous au même endroit. Exception qui confirme la règle : mon quartier passé 20 heures... Le 16e arrondissement n'est pas l'adresse la plus déjantée de la ville, je le reconnais ! 

6) Le loyer double, mais la surface elle diminue de moitié : j'ai tout simplement halluciné quand j'ai cherché un appartement à Paris entre les loyers hors de prix et les taudis insalubres qui sont sur le marché. Je ne vous parle même pas des garanties demandées par les agences immobilières, parfois j'ai l'impression que même le salaire de François Hollande ne suffirait pas à les rassurer. Comme la concurrence fait rage et que l'on se retrouve souvent une vingtaine de personnes sur le même appartement, autant dire qu'il faut montrer patte blanche... Heureusement je ne suis plus très bronzée et j'ai pu me trouver un appartement deux fois plus petit, au moins, que mon duplex à Montpellier pour un loyer, vous vous en doutez, bien plus élevé. 

7) Paris, capitale de l'agressivité : non seulement les gens sont toujours froids, distants et méprisants mais même la ville n'est pas franchement torride. Entre la misère ambiante dont tout le monde se fout et le froid glacial neuf mois sur dix, autant vous dire que survivre ici c'est parfois pire que Koh Lanta. Le parisien a l'habitude payer hors de prix des produits bas de gamme et se réjouit de s'entasser dans la dernier endroit à la mode comme dans une boîte de sardines. L'odeur est là même, je vous le confirme. 

8) La proprété de la ville est terrifiante : et presque inexistante. Entre la pollution et l'incivilité des gens, c'est rapidement Bagdad et quand les éboueurs font grève tu as l'impression d'être revenu au siècle dernier. Je n'ose même pas imaginer les gens qui ont le courage (ou la bêtise) de foutre un orteil dans la Seine, quand je vois que même l'eau du robinet est aussi trouble que moi un dimanche en after. L'eau calcaire est corrosive à tel point que même ma peau se dessèche et se transforme en lambeaux à son contact. Rassurez-vous, j'ai toujours adoré me badigeonner de crème hydratante et je ne suis donc pas vouée à disparaître dans l'immédiat. 

9) Le parisien aime badger : mais quelle est donc cette étrange manie de demander à montrer son badge à chaque fois que l'on arrive quelque part. Au boulot, dans le métro et même devant les portes d'immeuble il faut taper un code ou passer son badge. Mais pourquoi donc nom de dieu ? C'est insupportable cette collection de badge qui traîne dans mon sac, et le drame que cela engendre à chaque fois que j'en perds un. Et si la porte derrière moi s'est refermée, autant vous dire que c'est la fin des haricots dans mon petit cerveau de sudiste égarée. 

1o) Paris ou la folie des grandeurs : je ne sais pas si c'est moi qui suis trop petite ou si c'est la ville qui est trop grande mais je n'ai jamais passé autant de temps à me perdre dans les rues, le long des trottoirs où il n'y a jamais l'intersection au bon endroit et des routes en sens unique. Les monuments, les gens, les magasins, les lignes de métro... En fait il n'y a que les appartements où l'on vit qui sont petits ici... 

  

  

  

  

  

  

  

  


/!\ A tous les parisiens vexés qui n'auraient pas bien compris la démarche, cet article est à prendre au second degré, au moins /!\

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