Les 10 traumatismes de mon enfance


1) Le code vestimentaire de mon père : avant de devenir une obsessionnelle des dernières tendances, comme tous les enfants j'ai dû subir les choix de mes parents en matière de fringues. S'il est vrai que du côté de ma mère plutôt très axée sur la mode - les chats ne font pas des chiens - il n'y avait pas grand chose à en redire... du côté de mon père c'était vraiment pas ça. Education à l'ancienne oblige, je passais mes weekends chez lui : en uniforme ! Oui comme dans un pensionnat de petites filles modèles, je quittais en arrivant mes minis vestes en jeans et petites converses, pour enfiler... une chemise blanche à col et un kilt écossais. Panoplie complétée par une paire de collants verts/rouges/bleu marine - couleur au choix selon les jours - ainsi qu'une paire de mocassins en cuir. Le choc des cultures quand je passais d'un monde à l'autre, donc! C'est pour ça qu'aujourd'hui la mode de la jupe à carreaux me laisse un peu de marbre et que j'ai envie de vomir mes tripes à l'idée d'enfiler de nouveau une seule paire de collant de couleur.   

2) La gourmandise de ma mère : vous avez fini par le comprendre à force de voir mes photos instagram et mes posts gourmandises, je suis une inconditionnelle du sucre sous toutes ses formes. Droguée au chocolat et accro à tout ce qui s'apparente de près ou de loin à une douceur sucrée. Mais ce trait de caractère ne sort pas de la cuisse de jupiter. Il faut savoir que c'est un comportement compulsif héréditaire : à force de voir ma maman engloutir l'équivalent de son poids en chocolat tous les soirs j'ai fini par faire de même. Petite, quand certains partaient ramasser les champignons en forêts moi je récupérais les papiers d'emballages vides des gâteaux que ma gentille maman avait avalé au cours de la nuit. Pour l'anecdote : Pâques était toujours une torture pour elle. Jouer le rôle des cloches de Pâques revenait à acheter les oeufs en chocolat une semaine avant pour les observer de loin. Mais elle finissait toujours pas craquer et les dévorer... tous! Pour en racheter juste avant le dimanche de Pâques quand même! Car quoi qu'il arrive j'avais toujours mes oeufs en chocolat bien cachés afin de pouvoir les trouver et les manger après... toutes les deux! Depuis, rien n'a changé. 

3) Les vacances chez ma grand-mère : comme dit le proverbe, on ne choisit pas sa famille et encore moins quand on est petit. Ce qui fait que je me retrouvais souvent à partir en vacances chez mes grands parents. Le pire, c'est quand on m'envoyait chez la mère de mon père dont l'immense appartement était resté bloqué dans les années 1920. Entre les tableaux au mur, les vieux bibelots et les fauteuils Louis XIV sur lesquels on avait interdiction de mettre les pieds... Au dessus de mon lit : un immense crucifix me terrorisait le soir juste avant de dormir, et le parquet qui grinçait me faisait sursauter toute la nuit, entre cauchemar et insomnie la peur au ventre... Vous vous doutez bien que je ne passais pas les vacances les plus chouettes du monde - toujours dans mon uniforme de petite fille modèle - bien sûr on allait à la messe le dimanche matin et on ne mettait pas les coudes sur la table quand on mangeait. Et je devais prendre soin de vouvoyer tout le monde, même et surtout ma grand-mère. 

4)  Des coiffures toujours très stricts : parce que dans la cour de l'école j'étais toujours la seule qui ressortait après une journée entière à courir partout, jouer avec les autres enfants et faire des bêtises à n'en plus finir : avec la même coiffure que lorsque ma maman m'avait déposé le matin. Jamais une seule mèche de cheveux ne dépassait de mes queues de cheval ou des deux nattes qu'elle prenait soin de tresser chaque matin. J'ai toujours eu les cheveux plus ou moins longs, mais petite ma mère évitait de me les lâcher pour qu'ils ne s'emmêlent de trop. Depuis, je déteste les avoir tiré en arrière. Sur les photos et dans la vie quotidienne, j'ai toujours les cheveux détachés et un peu en vrac. J'ai en horreur les tresses et les chignons, même si au dire des gens ça me va plutôt bien. Traumatisme quand tu nous tiens...

5) Ma non-adolescence : pour beaucoup, l'adolescence est un désastre physique. Visage avec plus de boutons que la calculette électronique d'un scientifique de niveau bac + 5, appareil dentaire inesthétique, cheveux gras et/ou voix en pleine mutation pour les mecs. Bon pour ce dernier point, ça semble évident que j'en ai été exempté... mais pour le reste aussi ! En fait, ma série préférée quand j'étais jeune c'était Sourire d'Enfer et je rêvais secrètement d'avoir un appareil aussi. Hélas, si on me soignait souvent des caries - merci le sucre - je n'ai jamais eu la chance d'avoir un appareil non plus. Côté boutons, j'étais plutôt tranquille aussi je n'ai jamais eu la face couverte de pustule. Par contre, à la différence de mes autres camarades je n'ai jamais grandi. Chez moi, la poussée de croissance n'a pas eu lieu. Résultat j'ai gardé pendant toute ma scolarité la même taille qu'à mon entrée au collège. Comme quoi, on ne peut pas tout avoir. 

6) Les cours d'EPS : il me semble en avoir déjà parlé, mais ma prof d'EPS me vouait une haine sans borne pendant tout le collège. Pourtant, j'étais plutôt une élève modèle - le genre de tête à claques qui réussit toujours partout même quand elle est certaine d'avoir tout raté - oui vous avez le droit de me détester. Mais le sport, c'était vraiment pas mon fort. Je me souviens toujours de ses gentilles remarques : Coline accélère on fait du sprint, pas de la ballade dans les champs! et des heures de colle qu'elle aimait à me mettre le samedi matin pour cause d'oubli de lutin - un porte document en réalité avec des feuilles plastifiées qu'elle appelait lutin allez donc comprendre pourquoi... C'est vrai qu'en plus entre deux longueurs dans la piscine ou trois tours de pistes c'est super utile un porte document en cours de sport. Bref, pour continuer à me la jouer martyr : elle me faisait aussi jouer seule contre un mur au tennis alors que tous mes camarades avaient des vrais partenaires en face sur des vrais terrains, et le jour où on est parti en séjour de ski c'est elle qui à veillé à m'encadrer personnellement afin d'être sûr que je me lève bien comme il faut le matin et que j'assure mes descentes de piste à ses côtés : elle avait donc crée un groupe particulier au niveau "moins que débutant" qui se composait en réalité d'elle veillant au grain et moi... ainsi que ben moi même en fait, nous n'étions que toutes les deux. Pourtant, j'ai toujours fait du ski avec mes parents à un niveau plus que correct mais à ses yeux de toute façon je ne trouvais grâce de rien. 

7) Les cours de maths : autant ma prof de français voulait faire éditer les textes que j'écrivais, autant mon professeur de maths n'avait qu'une seule idée en tête : me faire virer du lycée! A sa décharge, j'étais d'une nullité absolue qui ne pigeait que dalle aux équations à deux inconnus, aux théorèmes de Thalès et autres Pythagore. A la rigueur, je maitrisais à fonds les pourcentages car je m'entrainais à mort pendant les soldes... mais c'est tout! Idem en physique/chimie où ma moyenne scolaire sombrait dans les négatifs. Je me rappelle avec émotion des samedis après-midi passé avec mon père à nous prendre la tête sur les fonctions et autres figures géométriques de mes cours de mathématiques... Sa non patience et ma médiocrité cumulée nous ont souvent entrainés dans des disputes sans fin et surtout sans fond.

8) La culture musicale de mes parents : tous les enfants ont subi un jour ou l'autre les classiques de leurs parents. Et avoir des parents séparés revient généralement à subir deux fois les classiques du genre. Côté paternel on frisait l'overdose de variétés françaises, papa était un grand fan des chanteurs morts. J'ai donc écouté l'intégral de Claude François et le Very best-of de Michel Sardou pendant des années. A mon actif aussi : Marie Laforet, Jacques Brel et autre Michel Polnareff. Il va sans dire que je connais les paroles par coeur. Côté maternel on était plus sur du Jamiroquaï et du Coldplay, entrecoupé de deux/trois concerts symphoniques de Véronique Sanson. Mixé le tout et vous obtiendrez une gosse hétéroclite qui chante du Patricia Kaas à s'en casser la voix, et danse sur du Disclosure à s'en bousiller les pieds. 

9) Mon premier échec sentimental : parce que toutes les filles sont passés par là n'est-ce pas... Ce douloureux moment où "l'homme de ta vie" - à 14 ans... te quitte comme une merde en t'envoyant un vieux texto pourri du style "désolé mé jte kite" Voilà, mon problème à moi c'est qu'on ne m'a jamais quitté. Vous avez le droit de verser une larme. Résultat des courses c'est moi qui me retrouvait à larguer les autres via répondeur interposés ou messagerie instantanée - j'étais super courageuse à l'époque MSN Messenger. D'où un sentiment grandissant de culpabilité qui ne m'a jamais quitté lui non plus ! Mais bon, je ne me presse pas je sais bien qu'un jour un homme me brisera le coeur et je paierai le prix de toutes les souffrances que j'ai causé auparavant. Mon heure viendra, ne vous inquiétez pas. 

10) La préparation du bac : j'ai préparé mon bac en travaillant beaucoup et en sortant beaucoup plus. Mais là où j'ai traumatisé tout le monde et moi la première c'est par mes méthodes de travail qui consistait à faire des fiches de révisions d'a peu près tout mes cours. Je passais des heures à écrire des fiches de différentes couleurs et surligner le tout à coup de stabilo comme une forcenée de l'organisation. Je faisais des fiches de mes cours, et puis je faisais des fiches de mes fiches... Histoire d'avoir une synthèse concise de mes cours. Ensuite je faisais de nouveau des fiches, des fiches de mes fiches... Je ne sais pas si vous me suivez ? C'était une sorte d'organisation rigoureuse et pyramidale de fiches de fiches de fiches... Histoire d'avoir en mémoire un maximum d'informations. Vous imaginez sans peine le temps fou que cela me prenait. A tel point que je n'ai jamais pu les jeter ces fameuses fiches, elles sont toujours chez moi pour certaines matières et pour d'autres... Elles ont servis à mes amis, afin qu'ils puissent réviser dessus. Inutile de vous dire qu'on a tous eu notre bac avec mention ;) 


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