Carrie Bradshaw sort de ce corps...


De l'importance des relations sentimentales...

L'autre jour, je repensais
Au pitch de Sex and the City, qui grosso merdo nous conte les folles aventures sexuelles/amoureuses/passagères/merdiques (rayez la mention inutile), voir un peu des trois... de notre chère amie Carrie Bradshaw et ses trois copines. Pas un épisode qui ne tourne autour d'un mec et ses attributs et particularités purement masculines : l'homme dans toute sa splendeur est épinglé par la petite blonde au dressing impressionnant. Non contente de passer le plus plus clair de son temps à enchaîner les rencards foireux, elle collectionne aussi bien les paires de Manolo Blahnik que les loosers torturés. Mieux qu'une marque de fabrique, elle en a fait un mode de vie puisqu'elle tire de ces colonnes hedbomadaires un salaire qui lui permet de vivre plus ou moins décemment  : tester tous les célibatards de New-York pour financer ses folies modesques... il fallait y penser. 

A ce moment précis, je reçois un SMS d'une très bonne amie à moi (dont je tairai le nom pas seulement par respect pour elle mais aussi pour vous faciliter une éventuelle identification avec ladite amie), dont le but ultime de la vie réside en l'obtention d'un CDI (compagnon à durée indéterminée). Finalité pour laquelle elle se bat jour (et surtout) nuit, écumant les bars, speed-dating et autres sites internet à là AdopteUnLooser.Com ... Bref, j'ai régulièrement droit au débriefing de ces ellipses foireuses avec des ingénus qui ne sortent pas de la cuisse de Jupiter certes, mais qui ont au moins le mérite d'égayer mes dimanches après-midi nuageux et orageux (nostalgie de l'été et dépression hivernale bonjour). 

Régulièrement, la gente masculine plonge mes (rares) copines dans des turpitudes sans nom. Et j'en fais les frais malgré moi quand je me retrouve à conseiller ou consoler mes amies, inventer des stratégies de séduction ou encore sécher les larmes que ces goujats font couler. A croire que pour toutes les filles, le problème constant qui rythme voir régule leur quotidien, ce sont les mecs. 

N'y a t'il pas, pour les femmes, d'autres schéma d'épanouissement que le couple ou les hommes ? 

Et encore je parle d'épanouissement, mais le terme est tout à fait relatif
Quand j'entends tous les problèmes crées de toute pièce par la structure même du couple, j'ai envie de conseiller à toutes mes amies de retrouver fissa leur célibat. La vie à deux, visiblement ne semble pas être de tout repos. Entre les compromis, les compromissions, les petits mensonges et les autres prises de becs... je me dis que je ne suis pas prête à lâcher ma tanière de célibataire tout de suite. Le trois pièce tout confort et bien aménagé de mon couple d'ami Lucien/Lucienne ne fait plus vraiment le poids face à mon appartement de jeune célibatante au frigo vide mais au dressing (bien) rempli, surtout lorsque je subis malgré moi les confessions de Lucienne sur les problèmes de libido que traversent en ce moment son compagnon. Mais soit, quand ce n'est pas le couple qui se plaint, c'est la célibataire qui râle de ne rencontrer aucun homme à la hauteur. Ou la nymphomane d'enchaîner les coups d'un soir rapides et bâclés, sans jamais réussir à en garder (sauf, sous le coude). En bref, les femmes se plaignent très (trop) souvent des hommes. Quitte à faire de ces créatures le centre de leur vie, alors même et d'autant plus lorsqu'ils sont loin de faire leur bonheur. Comprenez par là, plus un homme nous complique la tâche et plus on s'échine à le garder dans l'espoir d'un futur meilleur. Comme si la perspective d'un horizon plus ensoleillé nous permettait de tolérer sinon de supporter un présent merdique. 

Au fond, la question à se poser se révèle être la suivante : sommes nous jamais satisfaites ? 

Finalement, je me demande parfois si je ne suis pas la seule femme qui ne réclame pas l'attention d'un homme pour exister ou qui ne légitime pas la réussite de sa vie par un mariage, deux enfants et le labrador dans le jardin de la grande maison en banlieue résidentielle. Le choix de vie que j'ai fait - à savoir vivre seule MAIS heureuse, sans contraintes et sans compte à rendre, fait souvent débat au sein de mon entourage. Dixit les "Tu devrais consulter" ou encore "Il n'est pas normal pour une fille comme toi d'être seule comme ça"... je devrais en déduire que mon mode de fonctionnement n'est pas adapté aux exigences de la société. Mais si la société continue de s'extasier sur les répliques absurdes de Nabila, force est de constater que OUI je veux bien vivre en dehors de cette société. Et surtout, je le revendique. Je ne suis sûrement pas une fille comme les autres, je fréquente peut être un peu trop ma bande de potes volages et fêtards, je ne suis pas à la recherche du prince charmant (mais je ne lui cracherai pas à la figure s'il me tombe dessus) et j'aime comater les dimanches après-midi dans mon lit avec mon chihuahua stéréotypé et un gros pot de nutella et mes samedis soirs je les passe dehors plutôt qu'en face d'une série TV ou d'un programme resto/ciné avec un homme qui ne me ferait pas rêver. C'est promis, un jour je serai amoureuse, mais en attendant de trouver (non pas l'homme parfait puisqu'il n'existe pas) celui qui me conviendra laissez-moi profiter sans juger de la vie que j'ai choisi de mener. 

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