Les 10 boulets de la plage



1) Le vieux beau body-buildé : 
La quarantaine bien tapé, il pense encore pouvoir user et abuser de son charme de séduction auprès des jeunettes. Physiquement abîmé, il a passé tout l’hiver à la salle de sport en prévision des deux mois d’été qui lui permettront d’exhiber ses muscles surdéveloppés sous des veines saillantes pleines à craquer. Il est tellement surfait qu’on pourrait penser qu’il s’injecte des protéines en seringue directement sous la peau. Son principal sujet de conversation ? Lui même. Ses gros muscles étant proportionnels à la taille ridicule de son micro short de bain et l'inexistence de ses neurones déficientes. 



2) Le dragueur lourdingue : 
L’hiver il sévit dans la rue à grands coups d’armes de séductions massives - comprenez par là le bon vieux « trop charmante mademoiselle t’as pas un 06 ». L’été, le kéké des plages se révèle en plus grande forme que jamais. Non content de vous mater toute la journée à loisir, il va bien sûr venir vous harceler en cours de route. Si vous êtes seule l’abord sera plus facile, mais même en bande : rien ne l’arrête. Le séducteur de pacotille est sans limite et ne craint pas le ridicule. La seule solution ? Lui donner rapidement votre numéro de téléphone - le vrai, puisque fort de son expérience il va vous faire sonner directement histoire d’être sûr que vous ne cherchez pas à l’entuber. Ensuite, contactez votre opérateur téléphonique pour faire bloquer le numéro. Simple et radical. 



3) Le chercheur d’or : 
Armé de sa casquette visière et de son détecteur de métaux dernier cri, il arpente les plages à la recherche d’un trésor dont lui seul a la connaissance. Accoutré comme un archéologue en mission secrète, il arbore cet air sérieux et déterminé même sous la chaleur de plomb du mois d’août. Rien ne l’arrête, surtout pas vous : priez pour que son terrible engin ne s’agite pas de trop lorsqu’il passe à proximité de votre serviette. Impassible, le chercheur d’or n’hésitera pas à vous dégager avec perte et fracas pour creuser frénétiquement le sol à la recherche de la pièce de 5 centimes qui aura titiller son radar.



4) L’écrevisse en souffrance :
Repérable au loin par la couleur de sa peau écarlate, ce specimen des sables avait pourtant tout prévu. Crème solaire, parasol géant, tee shirt et casquette (ou pire, un bob) elle avait même gardé ses chaussettes dans ses sandalettes pour épargner ses pattes des brulures du soleil.  La pauvre victime n’a pas quitté sa place à l’ombre regardant au loin ses potes s’amuser sans elle, et pourtant elle a cramé. L’écrevisse est arrivée blanche comme la mort, puis elle a rougi et à la fin de son séjour bien sûr, elle a pelée. On a de la peine pour elle alors à défaut de pouvoir l’aider, on lui prête un tube de Biafine pour le retour de vacances. 



5) La vieille peau : 
A l’inverse de l’écrevisse la vielle peau s’est trop exposée au soleil. Les seins tombant, elle pratique le topless malgré son âge grandissant, non pour se pavaner mais pour entretenir son bronzage intégral. La peau fripée et abîmée par le soleil, elle semble se fossiliser, imperturbable, enchainant les séances bronzage au bord de la mer. Autant dire qu'elle carbonise à proprement parler, pour peu, on sentirait même l’odeur de la viande périmée en train de griller. Le cancer de la peau la guette mais ne lui fait pas peur, cette année encore elle passera ses journées à cramer. Car qui sait si l’année d’après elle pourra encore en profiter ? 

6) La mère hystérique : 
La seule mère qui fait plus de bruit que ses enfants, passant la majorité de son temps à hurler derrière eux. Surveillant les moindres faits et gestes de ses gamins, elle guette désespérément le premier faux pas qui lui permettrait de sévir. Sous vox yeux ébahis, elle n’hésitera d’ailleurs pas à assommer le premier à coup de tongs en plastique, tout en réduisant le second au silence (la tête dans la glacière?). Tyrannique, elle terrorise son mari et ses voisins de serviette avec ses yeux revolvers et son ton autoritaire. 

Tenez-vous éloigné si vous ne voulez pas vous faire remonter les bretelles.

7) Les gosses brailleurs : 
La bande d’enfants en bas-âge (ou non) qui passent leurs temps à se courir les uns derrière les autres, slalomant entre les serviettes de plage et balançant du sable à tout va. Leurs cris sont comparables à ceux des animaux qu’on égorge, et si l’un d’eux se met à pleurer c’est tout le groupe qui en fait de même. Inépuisables, vous attendez patiemment qu’ils s’écroulent de fatigue. En vain. 



8) La bombe atomique : 
La nana physiquement parfaite qui fera baver d’envie tous vos copains (et surtout le vôtre) et vous fera pleurer intérieurement. La bombe en puissance est toujours bien foutue, la chevelure domptée, et même les vagues semblent l’épargner quand elle se jette à l’eau. Bien sûr, elle à tout pour plaire et elle le sait. Elle rit à gorges déployées et telle une apparition divine se déplace avec grâce sur les plages ensablées. Sauf à prier pour qu’elle se fasse dévorer par un calamar géant, vous peinerez à vous en débarrasser. Subissez donc en silence, sous peine de passer pour une rabat-joie aigrie, complexée et jalouse. 





9) Le sportif acharné : 
On en a tous un dans sa bande de potes pour qui plage rime avec sport. Mais si, c’est toujours lui qui apporte les raquettes de plage ou le ballon de foot! C’est lui qui vous tanne toute la journée pour aller tester les planches de paddle, ou s’essayer au ski nautique. Il ne tient pas en place et vous fatigue quand vous aimeriez seulement bouquiner tranquillement le dernier Marc Levy. Un conseil ? Inscrivez-le au tournoi de beach volley, vous aurez la paix.



10) L’exhibo décomplexée : 
Pas toujours très jolie, elle compense son physique peu gracieux par une pudeur inexistante. Topless bien sûr, elle a trouvé le plus petit bikini ficelle de la planète. Taille 12 ans, si ses seins ne sont pas refaits elle ondule du fessier tout le long du bord de mer. Son string bien remonté, tous les prétextes sont bons pour s’afficher sur la plage : en toute impunité elle affiche ses atouts sans l’ombre d’une hésitation sous le regard et la langue pendu de vos potes qui ont l’air d’avoir été lobotomisé par tant de nudité. Mais qu’on se rassure, l’exhibo loin d’être protégée par la taille ridicule de son maillot pourrait rapidement être mise KO... par une méduse (perverse) de passage.

  

  

  

    

  


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