La Vie à Paris #8


Last but not least, dans ma Vie à Paris cette fois-ci je reviens sur mon stage au sein du magazine Glamour : au cas où vous l'ignoriez encore, la raison de mon déplacement dans la capitale était purement professionnel (tout le shopping, visites culturelles, divertissements et autres sorties n'avaient en aucun cas motivé ma venue... non non non) !

La vie chez Glamour ça se passe comment ?  
A savoir, le service du magazine est divisé en plusieurs catégories, d'une part la publicité qui occupe une bonne partie de l'étage ainsi que la fabrication et d'autre part le service magazine divisé lui même en plusieurs sous-catégories (rédaction/beauté/mode/productions photos/maquette/direction artistique/secrétariat de rédaction). J'étais donc au service rédaction avec LA rédactrice en chef ainsi que les chefs de rubriques du magazine (reportage, lifestyle, glam/pas glam, culture). Les journées de travail classiques grosso modo c'est 10h/19h même si les horaires ne sont pas fixes (tant qu'on fait le travail demandé tout va bien). Les filles passent énormément de temps derrière leurs ordis pour la chasse aux infos, veilles de web, lecture de la presse ect Le rythme est particulier parce que le magazine est un mensuel donc les infos doivent toujours avoir un gros temps d'avance (par exemple en ce moment les filles planchent sur le magazine de Septembre qui sortira au mois d'Aout... sachant que le magazine d'Aout qui sortira au mois de Juillet est déjà presque bouclé). Sinon ce qui est génial c'est de suivre l'avancement du magazine pas à pas, la sélection des icônes glamour pour la cover, les castings des mannequins, les shooting modes, les sélections beauté, le choix des photos ect tout ça finit afficher sur le mur de LA rédactrice en chef! Sans oublier qu'on a les magazines avant qu'ils sortent et qu'on a toujours pleins de produits presse qui nous arrivent :) Bref, le rêve.

Mes principales tâches et occupations
Comme toutes les stagiaires je suis passé par la case photocopies/classement/archives/rangements/paperasses/tri du courrier (vous n'imaginez pas tout le courrier et les colis que les filles reçoivent sans oublier les cadeaux presse) ! On ne m'a pas demandé de faire le café, mais quand même ! En soi, je m'y attendais et cela ne m'a pas dérangé bien au contraire je savais que j'étais là pour ça - et j'étais déjà sur un petit nuage d'être au sein de la redac de mon magazine préféré. J'ai aussi pu interroger quelques filles sur leurs parcours professionnels et méthodes de travail donc ça me sera toujours très utile pour plus tard. J'ai fait aussi pas mal de veille de web, et écrit quelques papiers notamment cultures (beaucoup pour le web et un ou deux pour le magazine donc youpi j'aurai mon nom dans les deux prochains numéros hé hé) ! J'ai fait quelques expos, conférence de presse ou projection de films ou séries et j'ai pu suivre (un peu) les filles sur le terrain. Après j'ai pas mal aidé les rédactrices dès que je le pouvais (par exemple traduire et retranscrire leurs interviews en anglais) ou encore essayé de trouver des idées de sujet pour les numéros à venir. Ce qui est sûr c'est que ce stage m'aura permis de savoir vraiment dans quel milieu je souhaite m'orienter professionnellement et avec quels autres domaines j'ai le moins d'affinités!

Et les filles, elles sont comment en vrai ? 
J'avoue que c'était l'angoisse et le stress avant d'arriver là-bas. Gros cliché, je m'attendais à arriver dans une rédaction façon Le Diable s'habille en Prada avec une rédactrice en chef tyrannique, entourée d'une myriades de lèches bottes prêtes à tout pour gravir les échelons. En fait, pas du tout! Les filles sont super simples et accessibles, comme vous et moi. Elles ont entre trente et cinquante ans et ce sont des vraies filles (même si bien sûr elles ont la chance de cotoyer au quotidien les marques de luxe et les strass et paillettes parisiennes)! Ce sont des professionnelles dans leurs domaines donc toujours à la pointe des infos, des dernières tendances et au courant de tout ce qui va se passer dans Paris... mais à côté de ça elles ne sont pas surlookés, ni hautaines ou volontairement méprisantes. Après, il y a clairement une différence entre être stagiaire et avoir un emploi fixe là bas. C'est sûrement ce dont j'ai le plus souffert, cette espèce de hiérarchie implicite qui existe (les filles ont globalement autre chose à faire que s'occuper de la dixième stagiaire qui passe depuis le début de l'année) mais c'est aussi parce que j'étais la seule stagiaire au print (alors qu'au web par exemple ils sont plusieurs et peuvent donc davantage se lier d'amitié). Autre aspect non négligeable à la rédaction il n'y avait que des filles quasiment donc forcément moi qui suis plutôt une nana à mec (comprenez par là que tous mes potes sont des mecs hein pas que je les collectionne), j'ai eu un peu de mal à m'intégrer au côté girl power de la team.

Et j'en retire quoi de ce stage au final ? 
Une expérience énorme et une envie folle de continuer et de persévérer. Je suis certaine d'avoir trouvé dans quel domaine je voulais me spécialiser et exercer ma formation de journaliste donc c'est déjà un grand pas. J'ai pu voir pendant deux mois comment fonctionnait le magazine, les temps de bouclage, le stress de la parution, le processus de fabrication ect J'ai aussi pu échanger avec LA rédactrice en chef qui est juste un modèle professionnel, une femme impressionnante et incroyablement brillante. Pas du tout comme je l'imaginais : simple et accessible, un petit bout de femme qui reste au service de ses lectrices (elle met un point d'honneur à répondre aux lettres qu'on lui envoie par exemple) et de sa famille mais qui fait preuve d'un investissement sans faille pour son magazine et qui est juste incroyablement visionnaire et moderne. Bref, un modèle à suivre. Le seul point négatif si je puis dire c'est un peu le manque d'activités. Etant une hyperactive de base et une acharnée du boulot j'aurai préféré crouler sous les tâches à remplir plutôt qu'avoir pas mal de temps libre (même si au final je m'occupais avec de la veille internet) mais ça c'est mon côté boulimique de travail !

Le mot de la fin, juste pour rire ! 
Une petite anecdote pour vous faire rire. L'immeuble de Glamour abrite aussi les locaux de GQ ou Vanity Fair (entre autres magazines) donc chaque service à un étage qui lui est propre (quand tu arrives au 3ème étage repère de GQ c'est l'arrivée au paradis, grande lumière blanche au bout du tunnel avec juste des mecs partout en mode trop de style, trop de classe et trop de charme, bref quand tu retournes à ton étage girly glam... tu pleures!) forcément l'ensemble de l'immeuble est vachement sécurisé! Pour naviguer entre les étages il faut un badge magnétique et y a des portiques de sécurité partout. Pour passer, il faut badger. Pour les stagiaires, le badge n'autorise qu'un seul étage (celui où on est censé bosser). Le problème c'est qu'au début, tu n'es pas (forcément) au courant de cette règle absurde. Et que tu te retrouves rapidement coincée dans l'ascenseur au mauvais étage (et donc tu attends patiemment qu'une âme charitable appelle ledit ascenseur afin de te faire descendre ou monter)! Résultat la première fois j'ai fait la navette (interminable) entre le Rez de chaussée, le deuxième étage, puis le sixième, puis le quatrième, à nouveau le deuxième et ENFIN le troisième. Forcément, je me suis (aussi) retrouvée coincée dans les issues de secours (super pratique l'issue de secours qui te demande de badger afin de pouvoir passer la porte c'est clair qu'en cas d'incendie t'as plutôt intérêt à penser à prendre ton badge avant de sauver tes fesses et déguerpir. Et si jamais tu te retrouves coincée par les flammes? Ton premier reflex de survie sera de badger de toute urgence). BREF je me suis AUSSI retrouvée coincée dans la cuisine : la porte s'est refermée derrière moi et je n'avais ni badge ni téléphone... juste ma voix pour hurler qu'on m'ouvre. A 20h. En veille de pont/jours fériés (autant vous dire qu'il ne restait plus grand monde dans les étages), je me voyais déjà passer quelques jours entre les bouteilles d'eau et le frigo, brûlant quelques vieux magazines d'archive pour résister au froid.

Voilà, ça ce sont mes deux petits mois EN BREF parce que je vais pas non plus vous raconter (toute) ma vie. En tout cas, au moment où vous lirez cet article je serai en instance de départ pour Cannes... Je retrouve mon Sud chéri, le soleil (j'espère), la plage et les apéros youpidoum ! Ce qui est sûr c'est que Paris aura été une expérience géniale malgré des hauts et des bas et que j'ai bien l'intention d'y revenir très très vite... J'espère que les articles/chroniques sur la vie dans la capitale vous auront plu (d'après vos commentaires c'est plutôt le cas) et je pense du coup continuer un petit article par semaine un peu rédigé façon Vis ma Vie de bloggeuse girly girl, galérienne et pleine d'humour (oui c'est comme ça je m'auto-jette des fleurs). Bonne fin de semaine à toutes et à tous!

  

  

  


  

  

  

  

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