Outfit Of The Day : Easy Day






L'autre soir, j'étais invitée à boire un verre par un illustre inconnu - croisé à une soirée, ami d'ami ou vieille connaissance que l'on retrouve - on s'est toute un jour retrouvée dans une situation un peu similaire. Je plante le décor, joli petit bar, ambiance romantico-tamisée façon néo-bourgeoise et l'autre qui vous regarde dans le blanc des yeux comme un merlan frit prêt à sauter sur sa proie. Deux possibilités : avec beaucoup de chance vous tombez sur le mec de votre vie - drôle, brillant, intelligent et vif d'esprit. Deuxième option - beaucoup moins drôle : vous tombez sur un gros lourd qui enchaîne les blagues qui tombent à plat et n'a pas grand chose à vous raconter à part la vie de son chat en rut. J'exagère à peine. Après avoir épuisé tous ces centres d'intérêts en long, en large et en travers - principalement le tennis, le foot, le volley, le kanoé kayak et les techniques de cordage - je me suis rendue compte que je n'avais rien à faire là. Impossible de partir par la fenêtre des toilettes - il n'y a jamais que dans les films que les chiottes donnent dans la rue, et attendre la fermeture du bar coincée sur la cuvette des WC me semblait peu probable. Bref j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai tenté le classique << Oula il se fait tard, il va falloir que je rentre moi j'ai du boulot demain >> si ça ne marche pas essayez aussi le vieux coup de la copine qui a une urgence et vous devez filer résoudre le problème - c'est un peu gros comme excuse mais ça marche bien. Mais la vraie question qui se pose, une fois rentrée chez moi et posée à ma fenêtre en tête à tête avec les étoiles - ambiance romantico solitaire : pourquoi est-ce que les femmes du XXIème siècle s'imposent encore ces rendez vous foireux ? Qu'est-ce qui nous pousse à passer une soirée avec un mec même pas drôle alors qu'on pourrait rester tranquillement devant un épisode de How I Met Your Mother avec un pot de glace/nutella/tablette de chocolat - rayer la mention inutile ? Pression de la société, angoisse de finir vieille et seule, vision lugubre de tous ses amis heureux et en couple ? D'où nous vient cette peur ancestrale de la solitude ? A l'heure où les femmes sont aussi, voir plus indépendantes et matures que les hommes : pourquoi courons-nous encore toujours après l'amour au point de nous infliger des rencards digne d'une torture du Moyen Age ? Et puis tout à coup ça m'a frappé : je n'ai pas besoin d'un homme pour être heureuse. Comme beaucoup d'hommes, je peux enchainer les soirées entre potes, les bières de fin de boulot et profiter de la vie comme je l'entends. Sans rendre de compte, sans avoir à me justifier de quoi que ce soit. Une belle paire de chaussures, un bon verre de vin et une super soirée entre amis. Mon quotidien est aussi, voir plus réjouissant que si j'étais en couple avec quelqu'un que je n'aime plus. Je vois le verre à moitié vide bien sûr : l'amour ça peut nous rendre heureux. Mais ça peut aussi nous bousiller. Et j'échappe à cette partie glauque et pathétique où nos copines nous ramasse à la petite cuillère après une rupture dévastatrice. Dieu merci, mon petit coeur est en un seul morceau et au lieu de courir au fiasco sentimental, j'ai réalisé toute la chance que j'avais d'être moi aujourd'hui : jeune femme indépendante, libre, fier de vivre sa vie comme elle l'entend. Avec des amis formidables, une ville géniale, un quotidien rempli de joie et de rires, des doutes aussi et des angoisses mais surtout... 
Un avenir plein de promesses. 






 Le Look Du Jour !  

Gilet - Stradivarius 

Short - Bershka

Bottines - River Island


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