Sommes Nous Sur-Connectés ?



On a eu l’hyper-présidence et on l’a regretté : aujourd’hui on a l’hyper-communication et je me pose des questions sur le bien fondé de ce phénomène. 

Puisqu’aujourd’hui nous vivons dans une société où l’on n’a jamais été aussi relié les uns aux autres : on se géolocalise sur Facebook, on Twitt et on re-Twitt les dires de chacun, on raconte sa vie sur son Blog, on cherche du boulot sur Linkedin, on expose ses photos sur Instagram, on envoi une centaine de textos par jour et une petite cinquantaine d’e-mails. Bref tout va bien dans le meilleur des mondes 2.0 on a jamais autant échangé mais si peu partagé... 

Parce que le constat qui me vient tout de suite après c’est qu’on a jamais été aussi seul. Avec toutes ces interactions on a un sentiment d’accomplissement social, de bien-être fictif qui nous comble temporairement et puis nous laisse rapidement sur notre faim : on nous donne un peu et on demande beaucoup. Rapidement un commentaires dix commentaires, vingt like, trente tweet ne suffisent plus : soudain il nous faut du buzz et de la reconnaissance. Par peur de sombrer dans l’oubli ? Ce qui est en jeu c’est l’image que l’on renvoi, on se crée des problèmes factices qui viennent nous ronger la nuit. On s’invente des histoires qui n’auraient jamais eu lieu avant : qu’est-ce que ça veut dire s’il a consulté le profil de cette pouffe ? Et pourquoi l'a-t-il poké ? Et pourquoi je n’ai pas de texto depuis plus de cinq minutes ? Et mon mail sans réponse ? Et mon tweet que personne n’a re-tweeté ... 

L’inquiétude 2.0 ou la servitude moderne. On est tellement sur-connecté que l’on finit esclave de la modernité. Beaucoup finissent par se créer une fausse image, s’inventer une identité, des relations qui sont purement virtuelles et renvoient au vide colossale d’une réalité de solitude. On échange sans fond, on tweet sans vie et dans toute cette modernisation des moyens de communication on oublie l’essentiel : l'interaction avec l’autre, l’intérêt pour la personne en face. On oublie les sentiments et les ressentis, la confiance et les liens qui se nouent. Une amitié est plus difficile à construire qu'une liste de followers, et une histoire d’amour encore plus fragile qu’une amitié facebook. Au XXIe siècle règne de l’immédiateté, l'instantanéité peut fracasser une trajectoire aussi bien qu’elle lance une destinée. L'éphémère est virtuel, ne dure que ce que l’on vit. Alors faîtes une pause : sortez de chez vous, déconnectez vos réseaux, respirez un peu et surtout vivez.

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