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Il y a cinq ans déjà, quand j'ai débarqué à Paris pour la première fois, je me souviens de m'être dit que  jamais plus je ne viendrais habiter ici. Je n'étais restée que trois mois mais ça m'avait déjà vaccinée à vie. Sauf que, deux ans plus tard, je me suis de nouveau trouvée catapultée dans la capitale, pour des raisons professionnelles. Si mon premier séjour n'avait duré que trois mois, celui-ci en revanche s'annonçait bien plus long. Et je savais déjà plus ou moins que je n'allais guère l'apprécier.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, mais ces trois dernières années à Paris sont sans aucun doute été les pires que j'ai eu à vivre jusqu'à présent. Pour une méditerranéenne pur jus s'acclimater à la la ville, la pluie, le stress, la pollution et l'agressivité des gens, c'est le parcours du combattant. Rajoutez par-dessus un cancer, une rupture et un burn-out... C'est l'explosion. J'avais beau sourire comme une forcenée et me répéter que j'avais tout pour être heureuse, ce n'était clairement pas le cas. 

Trois ans à faire semblant, plus ou moins bien, ce n'est pas le meilleur chemin vers l'épanouissement personnel. Je n'étais en accord avec aucun des choix que j'avais fait, pour faire plaisir à mes parents ou pour rentrer dans le moule que la société veut nous imposer, et ça se ressentait sur toute ma personnalité. A force j'en devenais agressive, colérique, impulsive voire méchante. Je passais mon temps à me plaindre ou à pleurer, quand je n'étais pas en train d'angoisser. Je n'étais pas mauvaise j'étais simplement très malheureuse, et je ne voyais aucun échappatoire.

Jusqu'au jour où j'ai fini par en trouver un et compris que j'étais la seule responsable de mon malheur, que je me forçais à faire des choses qui ne me convenait pas, pour faire plaisir à d'autres que moi. J'essayais de rentrer dans le rang, dans une ville et avec une façon de vivre qui ne me plaisait guère. J'étais en contradiction totale avec moi-même pour faire comme tout le monde, persuadé que de tout faire parfaitement, plutôt que de faire ce qui me plaisait, finirait par me combler.

Mais c'est faux. Et quand la tête est malade, le corps finit par l'être aussi. A force de m'acharner à prétendre que tout allait bien, alors qu'à l'intérieur de moi j'avais l'impression de tomber dans un gouffre sans fin, j'ai fini par péter les plombs jusqu'à sombrer dans la dépression. Le diagnostic est tombé, et moi aussi. J'ai cru que je n'arriverais jamais à me relever mais toutes ses épreuves, bizarrement, m'ont rendue plus forte. Ca a l'air con, écris comme ça, mais c'est vrai. Je n'ai jamais autant appris que ces trois dernières années. J'ai l'impression de ne plus du tout être la même personne. Tout ça m'a rendue meilleure, à terme. Quand j'étais dans l'ornière, j'étais trop blessée pour être gentille ou pour offrir ne serait-ce qu'un sourire.

Quand on tombe, il faut se relever. Ca a pris du temps mais j'ai rapidement compris que pour m'en sortir je n'avais pas dix mille solution pour aller mieux : il me fallait quitter l'environnement qui me rendait si malheureuse. Alors, j'ai cessé d'écouter les autres qui me répétaient que j'étais folle de lâcher la sécurité de mon CDI et un appart bien rangé pour tenter ma chance ailleurs... et j'ai tout plaqué. J'ai dit stop, basta, ça suffit et je prends le risque de tout perdre. Mais perdre ce qui nous rend malheureux pour tenter de ne plus l'être, je le considère plutôt comme une grande victoire.

A l'époque, j'aurai bien aimé avoir quelqu'un face à moi pour m'aider à voir les choses sous cet angle-là. Personne ne devrait passer sa vie à se rendre malheureux par crainte du changement. La vie est trop courte.  Foncez, vivez, donnez-vous les moyens de vos ambitions et ne baissez jamais les bras. Rien n'est impossible, pour peu que l'on n'abandonne pas à la moindre épreuve. Et croyez-moi, des échecs j'en ai connu avant de pouvoir enfin toucher mon rêve du doigt.

Je ne sais pas si vous l'aurez compris mais... ce que je veux dire avec tout ça c'est que d'ici quelques semaines je vais enfin quitter Paris. J'ai décidé d'écouter mon coeur et de suivre mon instinct. C'est en même temps extrêmement flippant et super excitant, même si j'ai encore du mal à croire qu'il se réalise enfin vraiment. Pourtant, j'ai envie de croire qu'après toutes ses épreuves, il est enfin temps pour moi de prendre un nouveau départ. Pour le meilleur...

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Ce jour où j'ai décidé de tout plaquer


Quel bonheur de pouvoir sortir les robes et laisser tomber les collants ! 

C'est déjà l'été dans la capitale  et pour une ancienne sudiste, c'est difficile de renoncer aux shorts en jean et petites jupes qui volent. Malheureusement, les courants d'air du métro et la vie à deux cent à l'heure, sans oublier les horaires de bureau ne sont pas toujours compatibles avec les tenues estivales. 

Bizarrement, les parisiens n'ont pas du tout l'habitude de voir des filles en short, à chaque fois ils sont aussi surpris que s'ils voyaient un pingouin traverser la vue. 

Heureusement, j'ai fini par trouver une alternative qui met tout le monde d'accord : la petite robe au col claudine, qui passe aussi bien la journée à plat au bureau que le soir avec une jolie paire de sandales. C'est comme ça que j'ai choisi de vous la présenter aujourd'hui avec des photos signées Benoit Tourrier. Pour moi, l'essayer c'est l'adopter !

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Look : La Robe Col Claudine


J'étais jeune, trop jeune, quand on m'a appris que ma maman était malade. On n'est jamais préparé à ce genre de choses, jamais assez armé face au cancer. On a beau faire comme si, on a beau dire... Personne n'en ressort indemne, qu'on porte la maladie en soi ou non, tout le monde en souffre. A partir de ce jour-là, j'ai définitivement quitté le monde de l'enfance et de l'insouciance. Sans retour possible. Quelque chose en moi s'est brisé à jamais, pourtant, avec le recul, j'ai l'impression que ce cancer c'est ce qui pouvait arriver de mieux. C'est à la fois la pire et la meilleure des choses qui pouvaient nous arriver. 

Je m'explique : Bien sûr, ce n'est pas à ça que l'on pense dans l'immédiat. D'abord, il y a la peur, le doute, l'angoisse et la dépression. Il y a la colère, le sentiment d'injustice, l'incompréhension, la douleur, la révolte. La peur surtout. La peur de la mort et de l'inconnu. L'imagination s'affole quand on perd ses certitudes et ses repères. On redoute le pire, l'acceptation vient après. Quand les traitements sont terminés et que la maladie est en rémission. Quand il faut tirer les enseignements, les leçons de cette terrible épreuve. Quand vient le moment de rationaliser, et qu'il faut donner un sens à ce qui n'en a pas pour pouvoir avancer.

Face à cette situation, il y a toujours deux possibilités : soit on tombe dans la psychose totale et on s'inquiète de tout, on finit par voir le cancer partout jusqu'à s'empêcher de vivre et de rester paralysé dans nos peurs et nos angoisses. Soit, on décide de vivre encore plus fort qu'avant. Le mot "maladie" vient de l'expression "mal à dire", et j'en suis arrivé à penser que, souvent, derrière le cancer se cache une réalité dont on souffre et qu'on ne parvient pas à verbaliser. Ce que la tête refuse d'assimiler, le corps lui fait comprendre à sa manière et c'est parfois très brutal.

Une fois qu'on se rend compte de ça, on n'a plus envie de perdre du temps à se rendre malheureux et se complaire dans des schémas qui nous pèsent au quotidien. Alors l'envie de vivre revient furieusement, l'envie de profiter, de partager, d'aimer, de donner et de recevoir. Je dis ça, parce que j'ai eu la chance que ma maman s'en sorte indemne, mais j'ai l'impression que pour beaucoup, le cancer c'est comme une seconde chance. On dit que notre deuxième vie commence quand on comprend qu'on en a qu'une... Il n'y a pas meilleur électrochoc que de côtoyer la mort d'aussi près.

Depuis que ma mère est guérie, et même si ça a mis du temps, je me suis rendue compte de l'importance qu'a la vie, la mienne mais aussi et surtout celle de mes proches, des gens qui m'entourent, même de mon chien. J'ai cessé de prendre quoi que ce soit pour acquis, et je ne manque jamais de leur dire combien je les aime, et chéris chacun des moments que l'on passe ensemble même s'ils sont trop rares. Sans cela, je serai certainement passé à côté de plein de jolis moments en famille, et je l'aurai sans doute regretté après, une fois que c'est trop rare. Aujourd'hui, je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir encore ma mère auprès de moi et je ne cesse de lui dire combien je l'aime. 

Et puis, forcément, le cancer a ouvert une sensibilité nouvelle à tout ce qui touche à la santé et au bien-être. Moi qui ai longtemps souffert de troubles de l'alimentation, ça n'a pas tout réglé bien sûr mais ça m'a décidé à me prendre en main pour essayer de sortir de cet enfer avant qu'il ne soit trop tard. Je me suis ouverte à une autre alimentation, un peu plus saine et responsable, je suis vigilante à ce que je mets dans mon corps en terme d'antibiotiques, de médicament ect. Je me soigne avec des remèdes au naturel et j'essaie, aussi de prendre soin de mon environnement. Le cancer m'a sensibilisé à de nouvelles pratiques comme la méditation, le yoga ect J'ai appris à écouter mon corps et prendre soin de moi pour pouvoir mieux prendre soin des autres et ne plus jamais passer à côté d'un seul instant de ma vie. Parce qu'on ne vit qu'une fois mais si l'on vit bien, une fois suffit.

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Comment le Cancer m'a sauvée


Cent ans maintenant que Rodin nous a quitté, et le sculpteur n'a jamais été aussi plébiscité que cette année. Si son oeuvre hors-norme a fait débat de son vivant - son goût pour les femmes et son histoire passionnelle et torturée avec Camille Claudel aussi - elle est depuis (enfin) reconnue à sa juste valeur. 

Alors qu'un film lui est justement consacré ce mois-ci, avec l'excellent Vincent Lindon à la tête d'affiche, je suis allé jeter quelques yeux à l'exposition qui retrace (en partie) son parcours au Grand Palais. Au programme : l'exhibition de quelques-uns de ses plus grands chefs d'oeuvre, depuis le fameux Penseur en passant par les Bourgeois de Calais sans oublier le magnifique Baiser... 

Mais pour avoir visité et re-visité plusieurs fois le musée qui lui est dédié dans le septième arrondissement de la capitale... je ne pouvais être que déçu. Rien de neuf sous le soleil à travers cette exposition, sinon qu'elle met en lumière l'oeuvre de quelques artistes annexes, qui se sont inspirés ou qui sont suivi le maitre ultime de la sculpture. La dernière partie de l'exposition est complètement loufoque puisqu'elle reprend bon nombre d'oeuvre d'arts qui se veulent en hommage au travail du Bouc Sacré mais dont il faut parfois se creuser la tête pour trouver l'once d'une ressemblance. 

Bref, l'exposition touche à sa fin (vous avez jusqu'au 15 juillet pour la découvrir) mais je ne suis pas certaine de vous la recommander. Le musée Rodin est, selon moi, bien plus garni, fourni et son oeuvre davantage mise en exergue qu'au Grand Palais. Ne me reste plus qu'à aller visiter son atelier à Meudon à titre de comparaison... Je vous réserve mon avis bien tranché pour un prochain article ;)

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Expo : Rodin, le centenaire


Les beaux jours sont de retour à Paris où l'on peut désormais sortir shorts et gambettes ! Pour changer du traditionnel short en jean, j'ai dégoté chez Zara un modèle à mi-chemin entre le short et la jupe. Une alternative qui permet tous les mouvements sans risquer l'incident vestimentaire qui est si vite arrivé dans la capitale, entre le vent, les courants d'air du métro et autres joyeusetés de la vie parisienne. Une paire de mocassins, un bomber léger et une jolie pochette... Le tour est joué. C'est l'idéal pour passer la journée au bureau, sans mourir de chaud !

Total Look : Zara - Pochette : Balenciaga 

Merci à Makhtar pour ces très jolies photos ;) 











Look : La Jupe-Short à Volants


Depuis que je vis à Paris, la méditation est devenue un exercice salutaire. La vie est tellement stressante qu'il est souvent difficile de trouver l'endroit adéquat pour s'y prêter mais c'était avant d'entendre parler de l'Oasis de Barbès. Dans un des quartiers les plus vivantes de la capitale, la sophrologue Maïté Breger a ouvert un deuxième centre de flottaison Meïso. 

Après celui de la Paillasse, un nouveau centre d'isolation sensorielle, composé d'une cabine "source" fonctionnelle (en attendant les trois autres en construction) et d'un espace bien-être ultra-détente avec un jardin intérieur et un salon détente où l'on peut se poser pour discuter ou travailler, s'allonger dans un hamac ou boire une tisane. Vous l'aurez compris, tout est fait pour que vous soyez au mieux avant de plonger dans "la Bulle" de flottaison. 

Au départ, je ne vous cache pas que j'étais un peu angoissée à l'idée de me retrouver plongée dans un bassin privée de tous mes sens, moi qui fait des crises d'angoisse à répétition c'était aussi stressant qu'excitant, mais encore une fois tout est fait pour que l'on se sente bien. Après avoir pris une douche et enfoncé mes boules Quies, j'ai plongé dans le bassin d'eau chargé en minéraux et magnésium de tel sorte que votre corps flotte complètement.

En écoutant une méditation guidée, je me suis jetée à l'eau et j'ai eu l'impression d'être complètement engloutie. Une sensation jamais ressenti auparavant, c'est comme si votre corps était aspiré par l'eau avant qu'elle ne le porte. Je me suis rendue compte que j'étais lourde de tension et d'énergie négative accumulée. Je me suis sentie lourde avant de lâcher prise complètement et me sentir comme en apesanteur. Après avoir pris mes marques, j'avais peur de m'ennuyer - moi qui suis terriblement hyperactive - mais ça permet au contraire de lâcher prise et faire le point. 

Certains arrivent à sortir de leurs corps ou faire des voyages intérieurs, d'autres y vont pour booster leur créativité, personnellement je suis sortie complètement relaxée après plusieurs mois de stress intensif. J'étais complètement vidée voir un peu déboussolée en sortant de là, mais, l'avantage contrairement à beaucoup d'endroits parisiens ou tout est automatisé, vous êtes parfaitement encadré. Si vous voulez discuter après, refaire le monde - ou même être tout seul - c'est possible. J'ai eu la chance de pouvoir échanger avec deux personnes formidables, différentes, enrichissantes, motivées par l'envie de partager et de faire découvrir des univers exceptionnels à d'autres curieux.




Je ne peux que vous recommander chaudement d'aller y faire un tour, le voyage est différent pour chacun et je suis certaine qu'il y a possibilité de vivre des expériences incroyables pour peu qu'on lâche prise. Le carnet de réservation du centre, plein trois semaines à l'avance, témoigne de l'engouement réel qui existe à Paris pour ces techniques alternatives de bien-être et un besoin irrépressible de "déconnecter". Le tout dans un cadre enchanteur. Merci encore à Maïté et son équipe pour cet accueil exceptionnel. Si vous souhaitez, vous aussi, vous laissez flotter, le site du Centre de Flottaison en Isolation Sensorielle est juste ici

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J'ai testé pour vous : Le caisson d'Isolation Sensorielle