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C'est à l'occasion de la semaine de l'art à qu'a vu le jour un nouveau centre d'art urbain et contemporain à Berlin. J'ai esquivé le week-end d'inauguration - qui à en croire toutes les posts publiés sur les réseaux sociaux était l'événement à ne pas manquer - pour venir le découvrir la semaine suivante, au calme. 

Sur deux étages dans le quartier de Schöneberg, la team d'Urban Nation a transformé un bâtiment d'époque en un véritable musée moderne et novateur. Dans la foulée de l'Art42 à Paris, plus de 100 artistes urbains sont exposés, depuis Banksy, en passant par Shepard Fairey (qui a travaillé sur l'affiche de Barck Obama),  sans oublier 3D (leader du groupe Massive Attack), ou encore le parisien Blek le Rat. L'entrée est gratuite, garantissant l'accès à tout ceux que cela intéresse, sans distinction de classe sociale, de culture ni d'horizon. Un espace où l'art ne connaît pas de frontières. 

L'occasion pour le grand public de venir y découvrir une multitude d'oeuvres d'art - peinture, sculptures et autres installations - toute en détente et liberté. J'ai été subjuguée par les pièces exposées, qui abordent des thèmes actuels avec humour et imagination, déconcertantes parfois mais jamais sans talent ni génie. 

L'Urban Nation Museum ramène l'art au coin de la rue : aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur puisque les artistes se sont aussi attaqués aux murs du voisinage qu'ils ont repeint pour l'occasion et transformés en oeuvre d'art grandeur nature. Une véritable galerie à ciel ouvert à ne pas manquer lors de votre passage dans la capitale allemande !

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Berlin : Urban Nation, le nouveau temple d'art urbain

Credit Photo : Kevin Schulzbus

Tout va très vite à Berlin, les journées défilent à toute allure et les soirées en un clin d’oeil. Il en va de même pour la vie sociale et « sentimentale ». Je ne crois pas m’être autant amusée depuis mes années étudiantes à Montpellier, mais les berlinois feraient presque passer les connards parisiens pour des anges. Autant les choses à Paris pouvaient être relativement simples - soit vous tombiez sur un type sympa mais barbant, soit sur un mec fun mais la plupart du temps infidèle - ici, ils prennent tout leur temps… pour vous faire tourner en bourrique ! 

Contrairement à la capitale française, ici pas besoin d’une application mobile pour découvrir de nouvelles têtes. Chaque jour est l’opportunité d’une nouvelle rencontre. Les gens étant assez ouverts et directs, ils n’ont pas besoin de s’embarrasser à swiper de gauche à droite. Vous pouvez donc rencontrer n’importe qui n’importe où : dans les allés du supermarkt, en attendant le prochain métro, au détour d’une bière dans un bar, en club ou dans un parc. Toutes les occasions sont bonnes à prendre, surtout que les allemands sont « very cute ». 

En revanche, mieux vaut ne pas trop s’attendre à grand chose pour éviter les déceptions. Les berlinois sont un peu particuliers, il n’est donc pas rare que vous attendiez deux ou trois jours pour avoir une réponse à un message, qui apparaît pourtant comme « lu » sur WhatsApp. Que se passe-t-il pendant ce laps de temps ? Un simple verre qui dégénère en folle soirée, débouche sur un after puis deux jours de ramasse… Mieux vaut donc être patient ! 

Le mec qui met trois jours à se remettre de sa soirée n’est sans doute pas le pire… Vient celui qui vous a caché son (ex) copine dégénérée, qui va vous faire baver des ronds de chapeau de vous être approchée de trop près de son bien-aimée, ou encore le phobique de l’engagement qui passe son temps à vous répéter qu’il ne veut surtout pas être en couple, ou alors avec une autre que vous. Je ne vous parle pas non plus des couples qui cherchent leur troisième roue du carrosse, de ceux qui ont des problèmes avec la drogue - ce qui est monnaie courante à Berlin - ou des soi-disants « potes » qui essaient de vous sauter dessus dès que l’occasion se présente. Friend zone, you know ?

Et puis, il y a aussi le mec qui a l’air bien sous tous rapports : physique de rêve, bon boulot et belle situation, pas de copine tarée à l’horizon, qui fait du yoga et de la méditation. Trop parfait pour être vrai ? A force, c’est ce à quoi vous finissez par penser… Dans le mille : l’homme avait l’air beaucoup trop bien pour l’être réellement. Après quelques soirées, force est de constater qu’il a quelques problèmes de libido, qui semblent insurmontables sur le long terme, même si selon ses dires certaines s’en sont accommodées pendant plusieurs années. 

Un bon conseil : surtout, n’attendez rien de personne, armez-vous de patience et prenez le parti d’en rire. Heureusement que je suis entourée de proches amis avec qui je peux rigoler de tout, et partager nos folles aventures autour d’une bouteille de Berliner Luft, car la love life berlinoise n’en finit pas de nous surprendre de jour en jour. S’il semblerait que l’amour soit comme le soleil à Berlin (c’est à dire inexistant) je garde en tête que personne n’est parfait, et moi la première : c’est qu’à force on aurait vite fait de devenir cinglé que les autres, puisqu’ici, tout le monde l’est un peu. Ca serait mentir que de dire qu’on n’est pas venu pour ça… Et je ne désespère pas de finir par rencontrer la parfaite imperfection qui saura combler mes travers de française dégénérée. Après tout, on n’est à l’abri de rien ici, et surtout pas d'une belle surprise, croyez moi !

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Berlin : Trop parfait pour être vrai ?


Je regrette souvent lors de mes visites au musée le manque d'éléments explicatifs permettant de restituer le travail de l'artiste dans son contexte - tout spécialement à Berlin où je ne maîtrise pas (encore) sur le bout des doigts l'histoire de la ville et de son pays - mais c'était avant de tomber sur la Berlinische Galerie dans le quartier de Kreuzberg !

Cette galerie d'art moderne possède une magnifique collection d'oeuvres d'art allemande, parfaitement accompagnée de longs commentaires qui retracent le parcours historique et artistique de Berlin. La visite démarre avec de somptueux tableaux du 19e siècle à l'époque où s'affrontaient conservateurs et réformistes au sein d'une Prusse, on s'en doute, très peu rurale et encore moins féminisée. A travers l'impressionnisme, le symbolisme mais aussi le naturalisme et le pointillisme, les artistes du début du siècle se soulèvent contre cette rigueur conservatrice. 

Dans la foulée, la capitale du Reich devient la plaque tournante de l'art moderne à travers le monde, de plus en plus de collectionneurs et de galeries d'arts assurant la promotion d'un art moderne et avant-gardiste. C'est particulièrement le cas après la catastrophe de la première guerre mondiale où un groupe de jeunes artistes révolutionnaires s'allient en réponse à la révolution de Novembre, et organisent plusieurs grands événements pour promouvoir l'art et la musique contemporaine, des projections ainsi que le début de la photo d'art. Pendant la République de Weimar, jeune démocratie encore immature, le courant de la Nouvelle Objectivité explose et met en lumière des portraits précis et des scènes de vie hautement symboliques, rarement dépourvues de critiques sociales. 

 Malheureusement, c'était sans compter la montée du nazisme du début des années 30. Quand les nationaux-socialistes prennent le pouvoir en 1933, l'oeuvre des juifs et des opposants au régime sont mis au ban de la société, au profit des créations des "Aryens" censées purifier l'art allemand. Nombre d'artistes considérés comme indésirables et "dégénérés" sont persécutés, arrêtés et assassinés. Certains en réchappent, d'autres fuient tandis que d'autres encore continuer à travailler, isolés et en secret pour résister à l'abomination du régime. A la fin de la guerre, la ville est en ruine...

C'est la naissance du mouvement abstrait, qui s'enracine avec la montée de la Guerre Froide et l'opposition du bloc Est/Ouest. L'abstraction devient alors le language de la liberté pour les peintres et photographes qui s'amusent de nouvelles techniques, notamment le collage qui fait toujours un tabac ici. L'art se fait plus critique à l'encontre de la politique d'une société divisée en deux par le Mur de la honte, qui ne tombera qu'en 1989. L'histoire ne s'arrête pas là et la Berlinische Galerie continue de mettre à l'honneur des artistes actuels et contemporain à travers des installations, sculptures et autres films documentaires que je vous invite chaleureusement à aller découvrir si vous en avez l'occasion !

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Berlinische Galerie : Une leçon d'art et d'histoire à Berlin