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J'étais jeune, trop jeune, quand on m'a appris que ma maman était malade. On n'est jamais préparé à ce genre de choses, jamais assez armé face au cancer. On a beau faire comme si, on a beau dire... Personne n'en ressort indemne, qu'on porte la maladie en soi ou non, tout le monde en souffre. A partir de ce jour-là, j'ai définitivement quitté le monde de l'enfance et de l'insouciance. Sans retour possible. Quelque chose en moi s'est brisé à jamais, pourtant, avec le recul, j'ai l'impression que ce cancer c'est ce qui pouvait arriver de mieux. C'est à la fois la pire et la meilleure des choses qui pouvaient nous arriver. 

Je m'explique : Bien sûr, ce n'est pas à ça que l'on pense dans l'immédiat. D'abord, il y a la peur, le doute, l'angoisse et la dépression. Il y a la colère, le sentiment d'injustice, l'incompréhension, la douleur, la révolte. La peur surtout. La peur de la mort et de l'inconnu. L'imagination s'affole quand on perd ses certitudes et ses repères. On redoute le pire, l'acceptation vient après. Quand les traitements sont terminés et que la maladie est en rémission. Quand il faut tirer les enseignements, les leçons de cette terrible épreuve. Quand vient le moment de rationaliser, et qu'il faut donner un sens à ce qui n'en a pas pour pouvoir avancer.

Face à cette situation, il y a toujours deux possibilités : soit on tombe dans la psychose totale et on s'inquiète de tout, on finit par voir le cancer partout jusqu'à s'empêcher de vivre et de rester paralysé dans nos peurs et nos angoisses. Soit, on décide de vivre encore plus fort qu'avant. Le mot "maladie" vient de l'expression "mal à dire", et j'en suis arrivé à penser que, souvent, derrière le cancer se cache une réalité dont on souffre et qu'on ne parvient pas à verbaliser. Ce que la tête refuse d'assimiler, le corps lui fait comprendre à sa manière et c'est parfois très brutal.

Une fois qu'on se rend compte de ça, on n'a plus envie de perdre du temps à se rendre malheureux et se complaire dans des schémas qui nous pèsent au quotidien. Alors l'envie de vivre revient furieusement, l'envie de profiter, de partager, d'aimer, de donner et de recevoir. Je dis ça, parce que j'ai eu la chance que ma maman s'en sorte indemne, mais j'ai l'impression que pour beaucoup, le cancer c'est comme une seconde chance. On dit que notre deuxième vie commence quand on comprend qu'on en a qu'une... Il n'y a pas meilleur électrochoc que de côtoyer la mort d'aussi près.

Depuis que ma mère est guérie, et même si ça a mis du temps, je me suis rendue compte de l'importance qu'a la vie, la mienne mais aussi et surtout celle de mes proches, des gens qui m'entourent, même de mon chien. J'ai cessé de prendre quoi que ce soit pour acquis, et je ne manque jamais de leur dire combien je les aime, et chéris chacun des moments que l'on passe ensemble même s'ils sont trop rares. Sans cela, je serai certainement passé à côté de plein de jolis moments en famille, et je l'aurai sans doute regretté après, une fois que c'est trop rare. Aujourd'hui, je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir encore ma mère auprès de moi et je ne cesse de lui dire combien je l'aime. 

Et puis, forcément, le cancer a ouvert une sensibilité nouvelle à tout ce qui touche à la santé et au bien-être. Moi qui ai longtemps souffert de troubles de l'alimentation, ça n'a pas tout réglé bien sûr mais ça m'a décidé à me prendre en main pour essayer de sortir de cet enfer avant qu'il ne soit trop tard. Je me suis ouverte à une autre alimentation, un peu plus saine et responsable, je suis vigilante à ce que je mets dans mon corps en terme d'antibiotiques, de médicament ect. Je me soigne avec des remèdes au naturel et j'essaie, aussi de prendre soin de mon environnement. Le cancer m'a sensibilisé à de nouvelles pratiques comme la méditation, le yoga ect J'ai appris à écouter mon corps et prendre soin de moi pour pouvoir mieux prendre soin des autres et ne plus jamais passer à côté d'un seul instant de ma vie. Parce qu'on ne vit qu'une fois mais si l'on vit bien, une fois suffit.

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Comment le Cancer m'a sauvée


Cent ans maintenant que Rodin nous a quitté, et le sculpteur n'a jamais été aussi plébiscité que cette année. Si son oeuvre hors-norme a fait débat de son vivant - son goût pour les femmes et son histoire passionnelle et torturée avec Camille Claudel aussi - elle est depuis (enfin) reconnue à sa juste valeur. 

Alors qu'un film lui est justement consacré ce mois-ci, avec l'excellent Vincent Lindon à la tête d'affiche, je suis allé jeter quelques yeux à l'exposition qui retrace (en partie) son parcours au Grand Palais. Au programme : l'exhibition de quelques-uns de ses plus grands chefs d'oeuvre, depuis le fameux Penseur en passant par les Bourgeois de Calais sans oublier le magnifique Baiser... 

Mais pour avoir visité et re-visité plusieurs fois le musée qui lui est dédié dans le septième arrondissement de la capitale... je ne pouvais être que déçu. Rien de neuf sous le soleil à travers cette exposition, sinon qu'elle met en lumière l'oeuvre de quelques artistes annexes, qui se sont inspirés ou qui sont suivi le maitre ultime de la sculpture. La dernière partie de l'exposition est complètement loufoque puisqu'elle reprend bon nombre d'oeuvre d'arts qui se veulent en hommage au travail du Bouc Sacré mais dont il faut parfois se creuser la tête pour trouver l'once d'une ressemblance. 

Bref, l'exposition touche à sa fin (vous avez jusqu'au 15 juillet pour la découvrir) mais je ne suis pas certaine de vous la recommander. Le musée Rodin est, selon moi, bien plus garni, fourni et son oeuvre davantage mise en exergue qu'au Grand Palais. Ne me reste plus qu'à aller visiter son atelier à Meudon à titre de comparaison... Je vous réserve mon avis bien tranché pour un prochain article ;)

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Expo : Rodin, le centenaire


Les beaux jours sont de retour à Paris où l'on peut désormais sortir shorts et gambettes ! Pour changer du traditionnel short en jean, j'ai dégoté chez Zara un modèle à mi-chemin entre le short et la jupe. Une alternative qui permet tous les mouvements sans risquer l'incident vestimentaire qui est si vite arrivé dans la capitale, entre le vent, les courants d'air du métro et autres joyeusetés de la vie parisienne. Une paire de mocassins, un bomber léger et une jolie pochette... Le tour est joué. C'est l'idéal pour passer la journée au bureau, sans mourir de chaud !

Total Look : Zara - Pochette : Balenciaga 

Merci à Makhtar pour ces très jolies photos ;) 











Look : La Jupe-Short à Volants


Depuis que je vis à Paris, la méditation est devenue un exercice salutaire. La vie est tellement stressante qu'il est souvent difficile de trouver l'endroit adéquat pour s'y prêter mais c'était avant d'entendre parler de l'Oasis de Barbès. Dans un des quartiers les plus vivantes de la capitale, la sophrologue Maïté Breger a ouvert un deuxième centre de flottaison Meïso. 

Après celui de la Paillasse, un nouveau centre d'isolation sensorielle, composé d'une cabine "source" fonctionnelle (en attendant les trois autres en construction) et d'un espace bien-être ultra-détente avec un jardin intérieur et un salon détente où l'on peut se poser pour discuter ou travailler, s'allonger dans un hamac ou boire une tisane. Vous l'aurez compris, tout est fait pour que vous soyez au mieux avant de plonger dans "la Bulle" de flottaison. 

Au départ, je ne vous cache pas que j'étais un peu angoissée à l'idée de me retrouver plongée dans un bassin privée de tous mes sens, moi qui fait des crises d'angoisse à répétition c'était aussi stressant qu'excitant, mais encore une fois tout est fait pour que l'on se sente bien. Après avoir pris une douche et enfoncé mes boules Quies, j'ai plongé dans le bassin d'eau chargé en minéraux et magnésium de tel sorte que votre corps flotte complètement.

En écoutant une méditation guidée, je me suis jetée à l'eau et j'ai eu l'impression d'être complètement engloutie. Une sensation jamais ressenti auparavant, c'est comme si votre corps était aspiré par l'eau avant qu'elle ne le porte. Je me suis rendue compte que j'étais lourde de tension et d'énergie négative accumulée. Je me suis sentie lourde avant de lâcher prise complètement et me sentir comme en apesanteur. Après avoir pris mes marques, j'avais peur de m'ennuyer - moi qui suis terriblement hyperactive - mais ça permet au contraire de lâcher prise et faire le point. 

Certains arrivent à sortir de leurs corps ou faire des voyages intérieurs, d'autres y vont pour booster leur créativité, personnellement je suis sortie complètement relaxée après plusieurs mois de stress intensif. J'étais complètement vidée voir un peu déboussolée en sortant de là, mais, l'avantage contrairement à beaucoup d'endroits parisiens ou tout est automatisé, vous êtes parfaitement encadré. Si vous voulez discuter après, refaire le monde - ou même être tout seul - c'est possible. J'ai eu la chance de pouvoir échanger avec deux personnes formidables, différentes, enrichissantes, motivées par l'envie de partager et de faire découvrir des univers exceptionnels à d'autres curieux.




Je ne peux que vous recommander chaudement d'aller y faire un tour, le voyage est différent pour chacun et je suis certaine qu'il y a possibilité de vivre des expériences incroyables pour peu qu'on lâche prise. Le carnet de réservation du centre, plein trois semaines à l'avance, témoigne de l'engouement réel qui existe à Paris pour ces techniques alternatives de bien-être et un besoin irrépressible de "déconnecter". Le tout dans un cadre enchanteur. Merci encore à Maïté et son équipe pour cet accueil exceptionnel. Si vous souhaitez, vous aussi, vous laissez flotter, le site du Centre de Flottaison en Isolation Sensorielle est juste ici

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J'ai testé pour vous : Le caisson d'Isolation Sensorielle


Peut-on porter une robe longue quand on ne dépasse pas le mètre soixante ? C'est la question que je me suis longtemps posée, étant persuadée que ma petite taille ne m'autorisait qu'à porter des robes, et shorts, très (très) courts, pour ne pas avoir l'air complètement tassée. 

Il s'avère que ma petite taille ne me pose pas seulement des problèmes lorsqu'il s'agit d'attraper de la bouffe en hauteur dans les allés des supermarchés, ou de passer les limites de tailles des parcs d'attraction : quand il faut s'habiller, c'est aussi la galère.

Que l'on soit trop grande, trop petite, trop mince ou trop ronde, de toute façon on se trouve toujours un problème pour s'habiller. Personnellement, je suis obligée de faire retoucher quasiment toutes mes fringues pour ne pas avoir l'air complètement perdue, ni de nager dedans. 

Heureusement, certaines enseignes font désormais des collections spéciales "Petite" et parfois même, j'arrive à gruger en faisant passer un Tee-shirt ou un pull pour une robe. C'est sans doute ce qu'il a dû se passer pour cette robe longue, qui doit donc être une robe normale (entendez par là longueur mi-mollets) pour la majorité des gens mais qui, personnellement, m'arrive carrément aux chevilles. 

Après moult hésitations, persuadée que je ne ressemblerai à rien dedans, je l'ai finalement adoptée ! Je la porte désormais avec ou sans talons en fonction des occasions, bravant ainsi complexes et préjugés. Et au final, je trouve que le résultat n'est pas si mal...

Un grand merci au talentueux Baptiste pour les photos :)

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Look : La Robe Longue



A l'occasion du trentième anniversaire de la disparition de Dalida, le Palais Galliera consacre une magnifique exposition à la chanteuse au destin maudit. C'est sans aucun doute l'événement culturel que j'attendais le plus cette année, étant fan depuis ma plus tendre enfance. J'ai autant fantasmé devant sa somptueuse garde-robe que j'ai pleuré en écoutant ses chansons, que je connais toujours par coeur - et avec l'accent qui roule s'il vous plait !

Grâce à une donation de son frère Orlando, qui a géré sa carrière d'une main de maître de son vivant comme après sa mort, le grand public peut désormais s'extasier devant son vestiaire, à la ville comme à l'écran. L'occasion de découvrir, en chansons ou redécouvrir ses plus belles tenues de scène et son dressing élégant, sophistiqué et toujours très singulier qui a suivi les inflexions de son tragique destin. 

A ses débuts, la chanteuse Yolando Gigliotti révélée par le tube Bambino opte pour des robes sont légères et colorées, mais tout bascule après le suicide de son amant Luigi Tenco. Son désespoir se reflète autant dans ses chansons que sur sa garde-robe désormais à dominance de noir. Sur scène, la chanteuse qui "ne regrette que ce qu'elle n'a pas fait ou pas pu faire" ne laisse rien paraître de sa dépression. En témoignent les vidéos d'archives et anciennes interviews reprises par le musée.

La chanteuse aux 120 million d'albums vendus, habillée par tous les plus grands couturiers depuis Balmain jusqu'à Yves Saint Laurent, sans oublier Carven ou encore Jean-Claudes Jitrois et bien d'autres, n'en reste pas moins à la pointe de la mode. Ses larges épaules, sa taille et ses hanches généreuses, sans oublier sa crinière de rêve, en ont fait une icône dans le milieu.

Même après son suicide, accompagné de cette triste note "Pardonnez-moi mais la vie m'est insupportable", Dalida reste une artiste hors-paire indémodable et une femme inoubliable. Ils étaient d'ailleurs nombreux à avoir fait le déplacement dans le seizième arrondissement de la capitale pour venir lui rendre hommage à travers cette belle exposition, qui se tiendra jusqu'au 13 août prochain
 au musée de la mode de la ville de Paris.

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Expo : Dalida au Palais Galliera